Démarrée le 5 janvier, la grève nationale des médecins libéraux, qui se poursuivra jusqu'au 15 janvier, a eu des répercussions notables sur le fonctionnement de la polyclinique de l'Europe à Saint-Nazaire. Les syndicats de médecins dénoncent les nouvelles mesures du budget de la Sécurité sociale, considérées comme menaçantes pour leur pratique.
À Saint-Nazaire, le mouvement a pris de l'ampleur, particulièrement entre le 12 et le 14 janvier, avec une participation massive des 70 praticiens libéraux affiliés à l'établissement. Ces professionnels de santé, spécialisés en orthopédie, urologie, ORL, stomatologie et chirurgie vasculaire, se sont unis pour faire entendre leurs revendications, notamment sur les conditions de travail et la reconnaissance de leur expertise.
Des témoignages recueillis sur place soulignent l'inquiétude croissante parmi les patients, qui voient leurs rendez-vous annulés ou reportés. « Nous avons des patients qui attendent des soins urgents », a déclaré un médecin, soulignant l'impact sur la santé publique. La situation a suscité des réactions variées, allant du soutien aux praticiens à l'inquiétude face aux conséquences de la grève sur les soins de santé.
Selon un article de Le Monde, ce mouvement n'est pas isolé, mais reflète une tendance nationale où les médecins libéraux expriment leur mécontentement face aux réformes successives. Les syndicats, tels que la CSMF et le SML, plaident pour un dialogue constructif avec le gouvernement afin de trouver des solutions durables.
Dans ce contexte tendu, la polyclinique de l'Europe doit naviguer entre les préoccupations professionnelles des médecins et les besoins urgents des patients. L'issue de ce mouvement pourrait avoir des répercussions significatives sur le paysage médical local et national. Le ministre de la Santé a promis de s'attaquer à ces problématiques dans les prochaines semaines.







