Ce samedi 21 juin, un accident a été évité de justesse à l'aéroport international de Boston Logan. Un vol de Delta Air Lines, en phase d'atterrissage, a dû brusquement interrompre sa descente en remettant les gaz, car un appareil d'American Airlines était sur le point de décoller depuis une piste se croisant avec celle de l'atterrissage.
Selon des rapports provenant de médias américains et d'informations fournies par Flightradar, les deux avions ne se trouvaient qu'à 300 pieds l'un de l'autre, soit environ 100 mètres. Cet incident a incité la FAA, l'autorité de régulation aérienne américaine, à ouvrir une enquête.
"Les pilotes ont rapidement effectué une manœuvre d’évitement et l’appareil a pu atterrir en toute sécurité. Les passagers ont débarqué sans incident," a déclaré un porte-parole de Delta. Des sources indiquent que le problème pourrait résider dans un malentendu concernant les instructions transmises à l'équipage d'American Airlines, qui n'a pas encore réagi publiquement.
Dans des aéroports américains souvent encombrés et avec des configurations complexes comme celle de Boston, où les pistes d’atterrissage coupent celles de décollage, le risque d'incidents est accru. En avril dernier, un vol d'Air France a également dû stopper son décollage à Los Angeles lorsqu'un jet d'affaires a pénétré sur la piste sans autorisation.
De plus, un événement similaire a eu lieu un mois auparavant à LaGuardia à New York, impliquant un avion d'Air Canada et un véhicule de sécurité, ce qui a entraîné des pertes humaines. Cette montée en flèche des incidents a conduit plusieurs experts à appeler à des mesures de sécurité accrues dans les aéroports américains, soulignant la nécessité d'une coordination et d'une communication plus efficaces entre les équipes au sol et les pilotes.







