La direction de la SNCF a annoncé, le 23 juin dernier, des actions concrètes en réponse aux revendications des cheminots suite à la grève du 10 juin. Une prime de 100 euros sera versée dès juillet à ensemble des 150 000 agents. Cette initiative s'accompagne d'une prolongation des négociations sur les conditions de travail dans les nouvelles filiales locales.
Ce qu’il faut retenir :
- Suite à la grève, la SNCF prévoit le versement d'une prime de 100 euros en juillet pour ses 150 000 cheminots.
- Un délai prolongé jusqu'à fin 2027 pour les négociations sur le temps de travail dans les nouvelles filiales.
- Le groupe s'engage à accueillir 350 nouveaux agents en CDI pour améliorer les conditions de travail.
La SNCF, qui a réalisé un bénéfice historique de 1,8 milliard d'euros en 2025, a signalé que cette prime de 100 euros viendrait après une réunion productive avec les syndicats. La CGT a également mentionné qu'une promesse a été faite d’ouvrir des négociations salariales si l’inflation dépasse 2,5 % d'ici septembre.
Des mesures pour un climat social apaisé
La direction a aussi opté pour un délai supplémentaire afin de négocier localement les conditions de travail dans les filiales créées pour répondre à l'ouverture du réseau ferroviaire à la concurrence. Par exemple, les salariés SNCF travaillant pour SVEA à Amiens ou SVSA à Marseille auront jusqu'à fin 2027 pour discuter de l'organisation de leur temps de travail.
Les objectifs de cette approche sont clairs : établir un climat de sérénité et éviter une détérioration des relations sociales au sein de l'entreprise, notamment après une grève qui avait mobilisé de nombreux cheminots, apportant leur soutien aux quatre principaux syndicats.
Recrutements et prévention des risques psychosociaux
En plus des nouvelles embauches, la SNCF s'engage à investir 10 millions d'euros dans la prévention des risques psychosociaux. Ceci fait écho à des inquiétudes croissantes concernant la santé mentale et la sécurité des employés, déjà soulevées par des syndicats en lien avec une augmentation des accidents du travail.
La CGT applaudit ces "premières avancées" mais souhaite que ces mesures soient étendues aux filiales de fret. Elle appelle toutes les organisations syndicales à rester unies pour porter les prochaines revendications.







