Comparaison entre phytoépuration et lagunage : tout ce qu'il faut savoir

Comparaison entre phytoépuration et lagunage : tout ce qu'il faut savoir

La phytoépuration désigne un ensemble d'écosystèmes capables de traiter des sites pollués par des contaminants organiques, minéraux, et parfois chimiques. Destinés principalement à l'usage industriel ou à l'assainissement de petites collectivités, ces systèmes représentent une solution écologique viable pour les besoins d'assainissement privés.

Dans cet article, nous nous concentrerons sur le lagunage, une méthode inspirée des zones humides naturelles, pour le traitement des eaux usées domestiques.

Légalité des systèmes d'assainissement non-collectifs par lagunage

Les systèmes de lagunage ne bénéficient d'aucun agrément de la part des autorités sanitaires. Avant d'entamer un projet, les propriétaires doivent vérifier deux points essentiels :

  • Veiller à ce qu'aucun réseau de tout-à-l'égout ne soit à proximité, car la législation impose aux propriétaires de se raccorder à ces réseaux dans un délai maximal de 2 ans après leur service.
  • Obtenir une autorisation dérogatoire de la part du Service Départemental de la Police des Eaux (SDPE). L'aide d'experts en assainissement non-collectif (SPANC) peut grandement faciliter cette démarche.

Principe du traitement par lagunage

Le traitement des eaux usées repose sur l'interaction de microorganismes, de végétaux et de plantes aquatiques, transformant la pollution en une chaîne alimentaire allant des bactéries aux poissons. Le système de lagunage s'articule autour de bassins artificiels, ou lagunes, qui facilitent la concentration et la fixation des nutriments, créant un milieu favorable à la diversité de flore et de faune microscopiques. Chaque étape du traitement est optimisée par le contrôle du circuit et du temps d'écoulement, visant à produire une eau suffisamment épurée pour être infiltrée ou évacuée vers un milieu naturel, selon des règlements stricts.

Physionomie d'une filière de lagunage

Le parcours de l'eau commence par un prétraitement, suivie d'un passage lent (entre 1 semaine et 1 mois) à travers au moins trois lagunes interconnectées. Les bassins diffèrent en fonction de leur étage, du type de déchets et du débit d'entrée. Les matériaux utilisés pour la construction varient, mais tous les bassins doivent être étanches. Les lagunes rectangulaires montrent un rendement supérieur.

Les différentes étapes de traitement

Dégrillage

Le premier traitement consiste à filtrer mécaniquement les éléments encombrants, tels que le sable, cailloux, et déchets divers. Cela évite l'obstruction des tuyauteries et assure le bon fonctionnement des pompes en aval.

Entretien : vidage du réceptacle 3 à 4 fois par an.

Dégraissage

Le déshuilage initial est crucial, surtout pour les installations privées, afin de réduire l'espace nécessaire. Son utilisation est recommandée pour les fosses situées à plus de 10 mètres des bâtiments ou pour les établissements de restauration.

Entretien : écrémer la surface 2 à 3 fois par an.

Décantation initiale

La première lagune, dédiée à la décantation, représente la majeure partie de l'espace. Elle permet de transformer les matières solides lourdes en gaz et minéraux grâce à l'activité des microorganismes anaérobies. Cela permet une réduction significative des impuretés.

Entretien : pompage des boues tous les 7 à 10 ans.

Alternatives au traitement traditionnel

Certains systèmes modernes combinent tous les processus dans un même bassin, ce qui nécessite de grandes surfaces et peut engendrer des besoins énergétiques élevés pour l'oxygénation.

Avantages et inconvénients des systèmes de lagunage

Avantages

  • Système écologique et respectueux de l'environnement.
  • Intégration harmonieuse dans les paysages locaux.
  • Efficacité de traitement supérieure à beaucoup d'autres systèmes.
  • Coût d'investissement modéré.
  • Brefs frais de fonctionnement.
  • Durabilité à long terme.

Inconvénients

  • Nécessité de grandes surfaces de terrain.
  • Processus d'obtention d'une dérogation administrative.
  • Rendement fluctuant selon la saison.
  • Maintenance requise mais relativement simple.
  • Peut attirer des nuisibles.

Coûts de construction

Le coût d'une installation dépend de sa capacité de traitement et des caractéristiques du terrain.

En moyenne, les coûts s'établissent comme suit :

  • Entre 3 500 et 5 000 € TTC pour l'assainissement d'une maison familiale de 5 pièces.
  • Entre 500 et 1 000 € TTC pour une étude préalable.

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