Le stewartia à grandes fleurs (Stewartia pseudocamellia), aussi connu sous le nom de faux camélia, camélia d'été ou stuartie, tire son nom du botaniste anglais John Stuart, Lord Mount Stuart (1713-1792). Cet arbuste ou petit arbre, originaire du Japon et de Corée, présente une rusticité appréciable pouvant supporter des températures allant jusqu'à -15 à -20°C.
Au niveau de sa structure, son port est pyramidal, mais lorsqu'il possède plusieurs troncs, il prend une forme plus buissonnante dès sa base.
Les atouts de ce faux camélia transcendent ses qualités décoratives habituelles. En effet, son écorce se desquame avec le temps, exhibant des nuances du rose grisé au brun rouge, une vision particulièrement appréciée durant les mois d'hiver, lorsque le feuillage est absent.
Les feuilles, caduques, sont ovales et oblongues, mesurant jusqu'à 10 cm de long. Elles exhibent un vert moyen à foncé tout au long de la saison estivale, avant de se parer de teintes jaune, orange, rouge et violet à l'automne, créant un spectacle flamboyant au sein de votre jardin.
Enfin, les fleurs, qui se développent durant l'été, rappellent celles du camélia (Camellia) et du théier (Camellia sinensis). Solitaires et simples, ces fleurs mesurent entre 3 et 6 cm de diamètre, comportant cinq pétales blancs et un centre garni de nombreuses étamines jaunes, ajoutant une touche de délicatesse. Elles fleurissent entre juillet et août, avant de produire des capsules arrondies contenant des graines.
- Famille : Théacées
- Type : arbuste caduc
- Origine : Japon, Corée
- Couleur : fleurs blanches
- Semis : non
- Bouture : oui
- Plantation : printemps
- Floraison : juillet-août
- Hauteur : jusqu'à 5 m (12 à 15 m dans son milieu naturel)
Conditions idéales pour cultiver le faux camélia
Le stewartia à grandes fleurs prospère à mi-ombre, à l'abri des vents froids qui pourraient endommager les boutons floraux au printemps. Privilégiez un sol humifère, frais, léger, bien drainé et légèrement acide, idéalement une terre de bruyère.
Plantation et entretien du Stewartia pseudocamellia
La multiplication par semis s'avère délicate et peut demander plusieurs années pour aboutir. À la place, des boutures de tiges peuvent être réalisées au printemps, offrant une solution plus rapide. La plantation doit se faire au printemps, une fois les dernières gelées passées, car cet arbuste n’apprécie guère d’être déplacé une fois installé. Pour ceux cultivés en pot, préférez les surfaçages au rempotage.
Lors des trois premières années, le jeune stewartia est particulièrement vulnérable aux gelées. Il est donc recommandé de le protéger par un paillage (aiguilles de pin ou terreau de feuilles), et éventuellement avec un voile d'hivernage selon les conditions locales. En été, assurez un arrosage régulier, même pour les spécimens adultes, car cet arbuste a une aversion pour les sols secs.
Résistance aux maladies et choix d’emplacement
Le Stewartia pseudocamellia est réputé pour sa résistance face aux maladies et aux ravageurs, mais il présente une sensibilité aux sols calcaires, pouvant entraîner un développement de chlorose. Il est idéal pour être cultivé en haie libre, en isolé, en massif d’arbustes de terre de bruyère ou même en bac pour sublimer une terrasse.
Variétés recommandées de Stewartia
Le genre Stewartia rassemble environ 80 espèces, originaires principalement d'Asie, avec quelques-unes d'Amérique du Nord. En pépinière, vous trouverez, outre le stewartia à grandes fleurs (Stewartia pseudocamellia) et son cultivar 'Koreana', le Stewartia rostrata, le plus rustique (supportant jusqu'à -25°C), le Stewartia monadelpha, prisé pour la réalisation de bonsaïs, ainsi que le Stewartia sinensis, apprécié pour son écorce majestueuse et ses fleurs plus petites.







