Récemment, une étude menée par des chercheurs de Singapour, publiée dans l'International Journal of Obesity, a jeté une lumière nouvelle sur le rôle des sodas sans sucre dans notre quête de minceur. Contrairement à l'idée reçue que ces boissons peuvent être une alternative saine, les résultats montrent qu'elles n'apportent aucun avantage en matière de perte de poids.
Une étude révélatrice
Pour arriver à cette conclusion surprenante, les scientifiques ont observé 30 jeunes hommes pendant une semaine. Chaque matin, ils consommaient soit un soda classique, soit un soda zéro, agrémenté d'édulcorants naturels. Au déjeuner, les participants se servaient à volonté dans un buffet, favorisant ainsi une approche libre de l'alimentation.
À la fin de chaque journée, les résultats ont révélé que ceux qui optaient pour les sodas zéro avaient ingéré pratiquement le même nombre de calories que ceux qui avaient choisi les sodas classiques, chacun atteignant environ 2300 Kcal.
Un mécanisme de compensation alimentaire
Les chercheurs ont mis en avant que les calories évitées grâce aux sodas sans sucre sont souvent compensées par une augmentation de l'apport calorique lors des repas. D'après Siew Ling Tey, l'une des principales auteures de l'étude, cette compensation alimentaire révèle une adaptation de la consommation : « Les calories économisées grâce à la boisson zéro sont rapidement compensées dans l'alimentation quotidienne. »
En outre, au cours de l'étude, des prises de sang ont été réalisées avant et après chaque déjeuner. Les résultats ont montré que le pic d'insuline, souvent associé à la consommation de sucre, se produisait également chez ceux qui buvaient des sodas zéro. Ce phénomène indique que le cerveau réagit de manière similaire, peu importe le type de boisson ingéré.
Une consommation à modérer
Si vous désirez perdre du poids tout en restant fidèle à votre goût pour les sodas, il peut être judicieux de choisir des options sans sucre. Cependant, cette étude alerte sur la nécessité de surveiller votre alimentation globale. En fin de compte, il semble que le choix des boissons soit moins déterminant que la qualité de ce que nous mangeons par la suite.







