Débordante d’énergie, Valérie a fait le choix d’une carrière passionnante. Maintenant à la retraite, elle profite de sa situation confortable et consacre sa vitalité aux autres.
Jusqu'à l'âge de 55-56 ans, l'idée de la retraite ne lui avait jamais traversé l'esprit. Cependant, en examinant son relevé de carrière, elle s'est rendu compte qu'avec les trimestres accumulés pour ses trois enfants, elle se rapprochait du nombre de trimestres requis pour bénéficier d'une pension à taux plein. En creusant un peu plus, elle a découvert qu'elle pouvait même envisager un départ anticipé. Ayant commencé à travailler à 19 ans, elle avait déjà rempli les conditions pour anticiper son départ de deux ans par rapport à l'âge légal.
Malgré la réforme de 2023, cette possibilité est restée en vigueur, lui permettant ainsi de quitter le monde du travail le 1er avril 2024, à 60 ans et 3 mois, soit deux ans avant le seuil désormais fixé à 62 ans et 3 mois pour sa génération.
Un changement de vie radical
Cette décision, prise rapidement, a surpris son entourage. Ses amis s'inquiétaient qu'elle s'ennuierait, et le groupe qui l'employait pour diriger l'un de ses restaurants a tenté de la convaincre de rester. Mais Valérie a tenu bon. L'après-Covid a considérablement affecté sa motivation : "les comportements des clients sont devenus plus difficiles, et le personnel absenteïsme a également augmenté. Lors des réunions, j'ai constaté que d'autres directeurs rencontraient les mêmes enjeux, ce qui m'a confortée dans mon choix", confie-t-elle. Également, la vie en banlieue parisienne lui pesait. La retraite représentait l'opportunité d’un changement radical : elle vit maintenant à Cabourg, proche de sa sœur et de sa mère.
Une retraite confortable
Bien que lassée par le contexte du secteur, Valérie reste passionnée par son ancien métier et le recommande aux personnes motivées aimant le contact humain. Ses revenus étaient encourageants, atteignant jusqu'à 6 000 € brut par mois. Vers la fin de sa carrière, elle a choisi d'équilibrer sa vie professionnelle et personnelle en prenant la direction d'un restaurant fermé le soir, ce qui lui a permis de gagner 3 500 € net avant impôts.
Maintenant à la retraite, elle touche près de 3 000 € net avant impôts, un peu moins qu'à la fin de sa carrière. Elle ne cache pas sa chance d'être dans cette situation. "Je ne suis pas malheureuse, je suis responsable d'une antenne des Resto du Cœur à Cabourg, où nous enregistrons de nouvelles inscriptions chaque semaine, souvent parmi les retraités. Actuellement, nous aidons 75 familles avec des colis alimentaires hebdomadaires." De plus, son conjoint jouit également d'une belle retraite, ce qui leur a offert la possibilité d'expérimenter la vie en Normandie, louant une maison pendant trois ans avant de trouver leur réel lieu de vie.
Une trajectoire professionnelle ascendante
Pour l’heure, tout se passe bien et Valérie ne regrette pas son choix. Elle a véritablement apprécié sa carrière dans la restauration, malgré un début en gestion. Après un BTS, elle a débuté dans une banque, mais après quelques années, elle a saisi l'opportunité de rejoindre le groupe Hyppopotamus, une réelle aubaine. Un an de congé sabbatique a suffi pour lui faire prendre la bonne décision. Elle a évolué d'hôtesse d'accueil à la direction d'établissements. Aujourd'hui, elle dirige sa vie personnelle avec succès.







