Ce mercredi 1er avril, des parents et des enfants ont uni leurs forces pour former une chaîne humaine entre Ruillé-Froid-Fonds et Villiers-Charlemagne, afin de protester contre la fermeture d'une classe au sein du regroupement pédagogique intercommunal. Cet élan de solidarité, qui s'est déroulé dans une ambiance conviviale sur une route départementale, a rassemblé plusieurs dizaines de participants, tous déterminés à faire entendre leur voix.
Cette mobilisation s'inscrit dans un contexte plus vaste : la carte scolaire pour 2026 prévoit au total 21 fermetures de classes et seulement 11 ouvertures. Cependant, certaines écoles, comme celles d'Argentré, d'Evron, de Cuillé et de Saint-Ouën-des-Toits, ont réussi à éviter cette mesure, suscitant ainsi des inquiétudes dans d'autres communes. Selon le syndicat de l'Éducation SNUIDI-FO 53, des manifestations similaires se déroulent dans le département pour sensibiliser aux enjeux de cette réforme.
Il est à noter que la lutte n'est pas encore terminée. Les parents se mobilisent jusqu'au 9 avril, date à laquelle un conseil départemental de l'Éducation nationale fera les derniers arbitrages concernant ces fermetures de classes, et il est évident que la tension reste palpable parmi les acteurs éducatifs, comme l'a affirmé un représentant du SNUIDI-FO.
Une chaîne humaine pour sauver la classe de Ruillé-Froid-Fonds
Des parents se mobilisent pour préserver une classe à Villiers-Charlemagne.







