Mesurant plus de 2,70 mètres cet après-midi, le Brivet à Pontchâteau a largement submergé plusieurs secteurs. Les fortes intempéries, ajoutées à la tempête Nils, ont causé des infiltrations dans certaines habitations. Les prévisions météorologiques indiquent que le niveau pourrait encore augmenter jusqu'à ce dimanche, le pic de crue intervenant généralement des jours après un épisode pluvieux.
Un an plus tard, et fort de cette expérience, la Ville de Pontchâteau a activé son plan communal de sauvegarde (PCS), un dispositif renforcé de vigilance. Des parpaings et des planches ont été distribués aux riverains les plus affectés. Suite aux inondations, plusieurs zones, telles que des parkings et des passerelles, sont désormais inaccessibles. En dépit de la montée des eaux, les habitants s'efforcent de garder leur calme.
Du haut d'un petit pont, des habitants, dont Henri et Ghislaine, observent la rivière engloutie. Ghislaine admet : « C'est impressionnant ! » Son mari, Henri, se souvient : « Je n'ai jamais vu cette hauteur depuis notre arrivée ici. » François, un marcheur du quartier, trouve le niveau inquiétant : « Le courant a l'air vraiment fort ! »
Les habitants résidant en hauteur semblent plus sereins, mais tous ne bénéficient pas de cette chance. Gaëlle Lagarde, gérante d'une boutique de fleurs, a vu sa cave submergée : « C'est devenu une piscine intégrée ! » Malgré tout, elle reste positive : « On a accepté de s'adapter aux circonstances. »
Certaines maisons voient l'eau s'infiltrer jusqu'à leurs salons. Sur le chemin des Centrails, des bottes et des parpaings sont visibles au seuil de chaque domicile. Certains ont même construit des passerelles pour accéder à leur porte. Sandrine, qui vit dans l'une de ces maisons, se considère chanceuse avec son système de vide-sanitaire qui la protège : « Moi, ça va, mais je m'inquiète pour mes voisins. »
Un an après avoir perdu beaucoup de biens lors de la première crue, Sandrine se dit soulagée : « On a mieux anticipé cette année, c'est moins la panique. » Elle espère que l'eau redescendra rapidement. Pendant ce temps, la tradition du canoë semble se poursuivre, même si Titouan et Matthieu, deux jeunes du coin, admettent que le courant est trop fort pour des aventures en kayak par ce temps.







