Ce samedi, le drame s'est abattu sur trois villages de l'État du Niger, au centre-ouest du Nigeria, faisant au moins 46 victimes, selon des sources sécuritaires citées par l'AFP. Les agresseurs, armés et sur 41 motos, ont frappé avec une brutalité inouïe.
Les rapports humanitaires indiquent des chiffres alarmants : 38 personnes ont été tuées à Konkoso, tandis que sept autres ont perdu la vie à Tungan Makeri et une à Pissa. Toutes ces localités sont situées dans le gouvernement local de Borgu, un secteur déjà meurtri par des massacres perpétrés par des djihadistes plus tôt dans le mois.
La montée des violences et des enlèvements de masse a suscité des inquiétudes, notamment de la part des autorités américaines. En effet, le Nigeria fait face à un ensemble de défis sécuritaires, incluant une insurrection djihadiste historique, des conflits entre agriculteurs et éleveurs, ainsi que des attaques séparatistes.
Des groupes djihadistes, principalement postés dans le nord-ouest et le centre-ouest, exploitent l'instabilité croissante dans la région, renforçant leur emprise sur des territoires en proie à l'anarchie, surtout face à la dégradation de la situation sécuritaire dans les pays voisins tels que le Niger et le Burkina Faso, comme le rapporte Le Monde.
La police de l'État du Niger a confirmé l'incursion à Tungan Makeri, ajoutant qu'« environ 80% des maisons de Konkoso ont été incendiées » et que plusieurs habitants sont toujours portés disparus. La recherche d'informations sur les autres villages touchés est en cours.
Les experts estiment que ces conflits se propagés, menaçant de toucher des régions jusqu'alors considérées comme sûres. « Il est impératif que le gouvernement prenne des mesures proactives pour renforcer la sécurité, sinon la situation risque de se détériorer encore davantage », a déclaré un analyste de sécurité à Al Jazeera.







