Deux semaines après qu'un éboulement de 200 m³ de roches ait frappé la RN20 en Ariège, l’analyse approfondie de la falaise révèle que l'angoisse persiste. En effet, deux autres blocs rocheux, mesurant respectivement 8 m³ et 15 m³, sont désormais considérés comme menaçants pour la sécurité de cet axe vital qui relie Andorre. Une grande zone avoisinante, de 500 m³, est aussi sous une vigilance accrue, avec des conditions d’équilibre jugées préoccupantes, selon les experts de la préfecture de l'Ariège.
Des mesures de purges ont été amorcées pour stabiliser la dénommée zone d'éboulement. Les autorités ont décidé d'effectuer une stabilisation par boulonnage des deux blocs menaçants, accompagnée d'opérations de sécurisation comme le câblage et l'emmaillotage. La situation se complique toutefois, car des décisions concrètes concernant le bloc de 500 m³ n'ont pas encore été définies, des analyses ultérieures sont donc nécessaires pour évaluer sa stabilité une fois les autres blocs sécurisés.
Des travaux complexes
La complexité des opérations découle de l'emplacement difficile de la zone, sur une falaise abrupte nécessitant l'intervention de cordistes qualifiés. Les travaux ont été engagés le mercredi 11 février, mais doivent également composer avec les imprévisibilités climatiques qui pourraient retarder leur avancement.
En conséquence, les travaux de réfection de la chaussée ne pourront débuter tant que la falaise ne sera pas stabilisée, engendrant des désagréments supplémentaires pour les riverains et les usagers de la route. Le retour à la normale sur cet axe crucial pourrait ainsi s'étendre jusqu'au mois de mai, bien au-delà des estimations initiales.







