En raison de la réglementation, près de 10 000 poules pondeuses risquent l'abattage. Heureusement, Poule pour tous, une initiative nantaise fondée en 2017, propose une solution alternative en organisant des ventes de ces volatiles à la fin de janvier et de février. Les poules, principalement de la race Lohmann brown, sont issues d'un élevage biologique en plein air et peuvent encore pondre jusqu'à 1 000 œufs au cours des trois à quatre prochaines années.
Chaque année, environ 50 millions de poules sont abattues en France, un chiffre qui dérange et soulève des questions éthiques. Comme l'indique Ouest-France, ces animaux sont souvent évacués de leur élevage pour des raisons liées à la qualité des œufs ou à la nécessité de nettoyer les installations. Ces raisons, jugées absurdes par de nombreux défenseurs des animaux, ont incité des voix à s'élever pour mettre fin à cette pratique.
Pour adopter une poule, la démarche est simple. Les ventes prévues dans le Maine-et-Loire se dérouleront : le 21 janvier sur le parking de Point Vert Agriloire à Saumur, le 22 janvier à Bricomarché à Brissac-Loire-Aubance, et dans l'après-midi au magasin Biocoop d'Avrillé. Ces événements sont cruciaux pour sauver ces gallinacées, car celles qui ne trouveront pas de foyer seront malheureusement envoyées à l’abattoir.
Le prix de vente d'une poule est fixé à 7 euros, un montant qui est réparti entre l'éleveur et l'entreprise.
Une réservation est nécessaire, soit par téléphone, soit via le site de Poule pour tous.
Les experts en bien-être animal font part de leurs préoccupations quant à l’industrialisation des pratiques d'élevage et à la gestion de ces animaux. Selon une étude révélée par France 3, ces initiatives de sauvetage représentent une opportunité pour sensibiliser le public à la protection des animaux et favoriser des pratiques d'élevage plus respectueuses.
Adopter une poule, c’est aussi responsabiliser son foyer : chaque poule nécessite un espace adéquat, un poulailler d’1,5 m² et 5 à 10 m² pour se déplacer et évoluer librement. Ce geste a un impact significatif sur la vie de ces animaux désormais considérés non seulement comme des producteurs d'œufs, mais aussi comme des compagnons à part entière.







