Un nouvel incident tragique s'est produit à Minneapolis, où un agent de la police fédérale de l'immigration (ICE) a tiré dans la jambe d'un homme d'origine vénézuélienne, mercredi dernier. Cet événement intervient peu après le meurtre de Renee Good, une femme abattue par les forces de l'ordre dans la même ville, intensifiant les tensions au sein de la communauté.
Les autorités municipales ont exhorté les citoyens à « rester calmes » face à cet incident. Cependant, la colère se fait sentir sur les réseaux sociaux, incitant la ville à renouveler son appel pour un départ immédiat de l'ICE. Dans une déclaration, elles ont fait savoir qu'un « étranger en situation irrégulière » avait résisté à son arrestation suite à une vérification routière.
Selon le ministère de la Sécurité intérieure, la situation a dégénéré lorsque le suspect a lutté au sol avec l'agent des forces de l'ordre. Deux individus, sortis d'un appartement proche, ont ensuite attaqué l'agent avec des objets ménagers, incitant ce dernier à tirer pour protéger sa vie, et blessant l'homme vénézuélien à la jambe.
Des élus de Minneapolis, ainsi que le gouverneur du Minnesota, Tim Walz, ont exprimé leur indignation face aux méthodes d'intervention de l'ICE. Walz a dénoncé le « chaos » et la souffrance causés par le gouvernement fédéral à la communauté, caractérisant les agents d'ICE comme « armés, masqués et sous-entraînés ». De nombreux experts en droits de l'homme, y compris ceux d'Amnesty International, ont appelé à des enquêtes indépendantes sur ces opérations de police, afin de garantir la protection des droits civiques des résidents.
Alors que les appels à la réforme de la police et des pratiques d'immigration se multplient, une question demeure : jusqu'où les tensions vont-elles grimper à Minneapolis ? Un climat d'insécurité s'installe, et les résidents demandent des réponses.







