D'après un sondage réalisé par CSA pour CNews, Europe 1 et le JDD, la perception de l'impartialité de la justice française est en forte baisse. En effet, 64 % des Français estiment que les décisions judiciaires sont biaisées, un chiffre en hausse par rapport à décembre 2024 où ils étaient 62 % à partager ce même avis.
Les récentes condamnations de personnalités politiques telles que Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy ont ravivé les débats sur la politisation de la justice, exacerbant la défiance du public. Selon ce sondage, seulement 35 % des répondants croient encore en une justice impartiale.
Ce sentiment de scepticisme touche majoritairement les jeunes adultes, avec 82 % des 18-24 ans partageant cette inquiétude. À l'inverse, 58 % des catégories socioprofessionnelles supérieures (CSP+) pensent que la justice est plus juste.
De plus, la défiance envers la justice semble s'accentuer selon l'orientation politique : 74 % des électeurs de droite estiment qu'elle n'est pas impartiale, dont 83 % des sympathisants du Rassemblement National. À gauche, la perception est plus nuancée, avec 42 % des sympathisants de Renaissance exprimant des doutes.
Les résultats de ce sondage soulignent un malaise croissant au sein de la société française concernant son système judiciaire. Comme l'a déclaré un expert en droit constitutionnel, "la perception de l'impartialité des juges est cruciale pour la démocratie ; si le public perd confiance, cela affecte le fondement même de notre système juridique".
Ces révélations interpellent à une époque où la justice, censée être le pilier de l'équité, est remise en question. À l'approche des élections, cette prise de conscience collective pourrait avoir des conséquences significatives sur le paysage politique français.







