Le 12 janvier 2026 s’ouvre à Nantes le procès d’un ancien policier, âgé de 59 ans, qui avait tiré et tué Aboubacar Fofana, 22 ans, lors d’un contrôle routier en juillet 2018. Ce gradé de la CRS 17 de Bergerac soutient que cet événement tragique était un simple accident.
Dans le box des accusés, l’homme se présente en costume gris, une posture qui attire les regards. Son avocat, Laurent-Franck Liénard, aurait préféré le voir jugé dans un cadre moins contraignant, soulignant l’importance de maintenir une certaine dignité pendant le procès. Karine Laborde, présidente de la cour criminelle de Loire-Atlantique, défend toutefois l'organisation actuelle, affirmant qu'elle est conforme aux usages habituels.
Un expert psychiatre a témoigné sur les états de service de l'accusé, le qualifiant de meneur d'hommes
dont la personnalité était adaptée à son rôle, tandis que l'avocat général Yvon Ollivier a reconnu ses états de service impressionnants
. Ce procès soulève des questions profondes sur la légitimité de l’usage de la force par les forces de l'ordre et sur les répercussions de tels incidents sur la communauté. Selon le sociologue Jean-Pierre Dubois, ce genre de drame exacerbe les tensions entre la police et la population, surtout dans un contexte d'émeutes urbaines récurrentes.
La mort d'Aboubacar Fofana a en effet provoqué une onde de choc non seulement à Nantes mais dans toute la France, ravivant le débat sur l'usage de la force par les agents de police. Les proches de la victime attendent justice, tandis que le défenseur de l’accusé évoque des problèmes de stress post-traumatique, exacerbés par les difficultés d’un métier de terrain.
Ce procès de cinq jours pourrait ainsi redéfinir les contours de la responsabilité policière en France, et ses ramifications s'étendent bien au-delà de la salle d'audience. Pour la communauté locale, il symbolise un appel à la reconnaissance des droits et du respect nécessaire dans les interactions avec la police.







