Le 12 janvier, une décision du tribunal administratif de Nantes a mis en lumière une affaire alarmante survenue en 2018. Entre le 25 juillet et le 4 août, des dysfonctionnements dans les chambres froides de l'Établissement Français du Sang (EFS) situé près du CHU de Nantes ont entraîné la perte de 1.497 poches de globules rouges, essentielles pour les transfusions sanguines.
La problématique remonte à un incident où l'alarme de la chambre de secours a été désactivée par un technicien de la société Spie, responsable de la maintenance. Selon le tribunal, cela a contribué à une montée de la température à 25 °C, bien au-dessus des 4 °C requis pour la conservation des poches de sang. Ce manquement dans le système de climatisation a été désastreux, notamment après qu'une porte automatique de la chambre froide principale se soit dérailée.
Dans ce contexte, le tribunal a attribué 85 % de la responsabilité à Spie et 15 % à l'EFS. Ce jugement attendue a des implications considérables : Spie est condamnée à verser 42.500 € à l'EFS et 233.921 € à son assureur. Ce type d'incidents appelle à des réflexions sérieuses sur la fiabilité des infrastructures médicales en France. Des experts tels que Jean-Claude Dupont, spécialiste des systèmes de gestion médicale, ont commenté que cet événement souligne l'importance d'un entretien rigoureux des systèmes de climatisation dans les établissements de santé.
« Il est crucial que des protocoles soient établis et respectés pour éviter de telles pertes à l'avenir », a-t-il déclaré. Ce cas choquant interroge sur la manière dont la maintenance est assurée dans les établissements de santé et pourrait bien susciter une révision des normes de sécurité. En attendant, la société Spie a la possibilité de faire appel de cette décision dans un délai de deux mois, laissant planer une incertitude sur l'issue de l'affaire.







