Lors de ses vœux présentés à Emmanuel Macron, le président du Conseil constitutionnel, Richard Ferrand, a exprimé une préoccupation majeure : défendre l'État de droit, de plus en plus attaqué. « La démocratie est unique en tant que régime apte à offrir la liberté, et l'État de droit en est l'élément vital », a-t-il souligné, insistant sur l'importance de ne pas attendre qu'il soit trop tard pour agir.
Richesse de son discours, Ferrand a cité des exemples tels que le juge français de la Cour pénale internationale, Nicolas Guillou, et l'ancien commissaire européen, Thierry Breton, qui ont subi des sanctions de la part des États-Unis. Il a appelé les autorités à leur apporter un soutien, rappelant que la force ne devrait jamais remplacer le droit.
« Nous devons veiller à ce que les démonstrations de force, souvent présentées comme rapides et efficaces, ne deviennent pas un modèle aux dépens des processus démocratiques qui peuvent sembler lents », a-t-il averti, ajoutant que le respect de l'État de droit est fondamental pour la justice et la liberté des citoyens, comme l'a rapporté Le Monde.
Ferrand, qui a pris ses fonctions en mars dernier, a également affirmé son engagement à sensibiliser les jeunes sur l'importance de la Constitution et du Conseil constitutionnel. « Nous avons un devoir d'éducation sur ce que représente réellement l'État de droit, où les autorités publiques sont soumises à la loi et où les droits des citoyens sont garantis », a-t-il déclaré.
Concernant le contrôle de constitutionnalité des lois, il a défendu ce mécanisme souvent critiqué, soutenant que « la volonté générale ne s'exprime qu'à travers le respect de la Constitution ». Il a mis en garde contre la tendance à céder à l'urgence et aux émotions, ce qui peut mener à des solutions inappropriées et même anticonstitutionnelles. Comme l'indique une analyse du Figaro, ces préoccupations sont partagées par de nombreux experts du droit qui soulignent le danger d'un affaiblissement des institutions face à des décisions parfois hâtives et sans réflexion profonde.
Ferrand conclut son intervention en rappelant que défendre l'État de droit doit être un effort quotidien, notamment à une époque où les opinions se polarisent et où le respect des règles devient primordial pour préserver notre démocratie. Avec ces propos, il appelle à un engagement collectif pour assurer la pérennité de nos valeurs républicaines.







