Le tablier tant attendu du futur pont Anne de Bretagne ne devrait pas arriver à Nantes de sitôt. Après plusieurs semaines de retard causées par des conditions météorologiques défavorables, un nouveau contretemps a forcé la barge, qui transporte la structure métallique de 150 mètres de long, à faire demi-tour.
Partie d'Italie fin octobre, la barge de plus de 2 000 tonnes a été immobilisée au port de Cadix, en Espagne, pendant des semaines. La situation a été aggravée par le mauvais temps persistant dans le golfe de Gascogne, rendant la traversée dangereuse, comme l’a précisé Nantes Métropole, qui suit de près l'évolution de ce projet. "Le port de Cadix est trop exposé aux intempéries," a déclaré un représentant de la métropole.
Récemment, le convoi a dû se rendre au port d'Almeria, situé sur la côte méditerranéenne, pour se mettre à l'abri. Cette décision s'inscrit dans une série de mesures de sécurité prises en raison des prévisions météorologiques alarmantes. La carte de suivi en temps réel, disponible sur Marine Traffic, montre que le vaisseau devrait arriver à Almeria dans les prochaines heures.
La communauté locale exprime son impatience face à ce retard, alors que le projet du pont, qui reliera Nantes à Saint-Nazaire, est censé contribuer significativement à désengorger le trafic routier dans la région. Des experts en infrastructure, interrogés par Le Journal de l'Ouest, estiment que les retards accumulés pourraient engendrer des surcoûts considérables, mais ils soulignent également l'importance de la sécurité des opérations de transport maritime.
Pour l'heure, tous les regards sont tournés vers Almeria, dans l'attente d'une fenêtre météorologique favorable qui permettra à la barge de reprendre sa route vers l'estuaire de la Loire.







