La députée de la Loire-Atlantique Sandrine Josso, l’ancien Premier ministre Michel Barnier, ainsi que l’association #MendorsPas, lancent un appel à l’instauration d’une journée mondiale dédiée à la lutte contre la soumission chimique le 27 juin prochain.
« Nous avons pensé à une journée visant à sensibiliser le public à l’échelle nationale, européenne et mondiale », a déclaré Sandrine Josso dans un entretien avec 20 Minutes. Bien que des progrès notables aient eu lieu ces douze derniers mois, comme l’intégration du terme dans le Larousse et le remboursement intégral des tests de biologie médicale dans certains départements, la députée souligne que la soumission chimique reste trop peu connue.
Une prise de conscience internationale nécessaire
L'utilisation de ce terme a gagné en notoriété depuis le procès très médiatisé de Dominique Pelicot, reconnu coupable d’avoir drogué, violé et livré son ex-épouse à de nombreux hommes durant des années. Sandrine Josso a pris l'initiative de rédiger un rapport gouvernemental visant à contrer ce phénomène après avoir été victime elle-même. Son agresseur, l’ex-sénateur Joël Guerriau, a récemment été condamné à une peine de dix-huit mois de prison pour avoir administré de la MDMA à son insu.
« Nous continuons de recevoir quotidiennement des témoignages », confie la députée, qui collabore étroitement avec l’association #MendorsPas, fondée par Caroline Darian, la fille de Gisèle Pelicot. « Face à ce fléau, une réponse collective au niveau mondial est vitale. En créant une journée mondiale, nous voulons susciter une prise de conscience universelle », explique Sandrine Rosso. Elle insiste sur l'importance de la prévention à tous les niveaux de la société, du berceau jusqu'à l'Ehpad.
Une date symbolique
Le choix du 27 juin pour cette initiative n’est pas anodin. « Nous avons décidé d’inscrire cette journée mondiale dans la continuité de la Journée internationale contre l’abus et le trafic illicite de drogues, qui a lieu le 26 juin. Moins il y a de drogues sur le marché, moins ce fléau se propage », souligne la députée. Ce timing coïncide également avec l’été, une période où les risques de soumission chimique sont particulièrement élevés. « Les prédateurs prospèrent durant cette saison, c’est alarmant », déplore-t-elle.
Les journées nationales bénéficient d'un décret en France, tandis que les journées mondiales sont reconnues par des organismes internationaux. Les initiateurs projettent d'engager des démarches tant au niveau national qu'européen pour que cette journée soit officiellement reconnue. « L’objectif actuel est de mobiliser les consciences », conclut Sandrine Rosso.







