L'autopsie réalisée sur le corps de Lyhanna, 11 ans, retrouvée sans vie dans le Gers, n'a pas permis d'établir la cause précise de son décès, a déclaré le procureur d’Agen, Olivier Naboulet. Toutefois, des éléments laissant supposer la présence d'un viol et des lésions d’entrave ont été confirmés.
Ce tragique événement, survenu le 4 juin, a révélé de nombreuses défaillances au sein du système judiciaire. Lysanna avait disparu plusieurs jours avant d’être retrouvée morte. Son principal suspect, Jérôme Barella, n'avait jamais été interpellé malgré de multiples signalements pour des abus sexuels sur d’autres enfants, selon plusieurs sources médiatiques.
Après les examens, les médecins légistes ont conclu qu'« la cause du décès ne peut pas être déterminée avec certitude », comme l’a rapporté le procureur. Bien que l’absence de lésion traumatique apparente ait été notée, des marques suspectes indiquent des possibles lésions d’entrave. Ces observations, couplées à des analyses biologiques, suggèrent qu'un viol a pu être commis sur la victime.
À la lumière de ces données, le procureur d’Agen a élargi les charges retenues contre Jérôme Barella pour inclure des chefs graves tels que le meurtre sur mineure de quinze ans, assorti d’accusations de viol. Ce dernier encourt une peine de réclusion criminelle à perpétuité, selon le communiqué officiel.
Des examens complémentaires, notamment en anatomopathologie et toxicologie, sont actuellement en cours pour tenter d’élucider cette affaire tragique. Le procureur a souligné la nécessité de ces investigations tout en indiquant que les procédures scientifiques prennent du temps.
Les parents de Lyhanna ont exprimé leur souhait de voir les enquêtes se poursuivre dans le respect de la mémoire de leur fille. Ils ont également dénoncé l'exploitation médiatique de cette affaire, appelant à mettre un terme à la récupération politique liée à ce drame.
Cette tragédie a suscité une vive polémique, révélant des lacunes évidentes dans la gestion judiciaire des cas d'abus sur mineurs. Dans leurs déclarations, les experts insistent sur l'importance d'améliorer le système de protection de l'enfance.







