Alors que les températures à Nantes ont battu des records, atteignant 41 °C, les professionnels de santé du CHU sont en émoi. Le syndicat CGT s'inquiète de conditions insoutenables, notamment avec des chambres dépassant les 40 °C, compromettant le bien-être des patients fragiles.
Avec la perspective d'un nouvel établissement de 230 000 m² sur l'île de Nantes, le CHU assure que la conception bioclimatique devrait atténuer la chaleur. Mais ces promesses sont-elles suffisantes ?
Une promesse de confort thermique
Le syndicat reste sceptique, indiquant : « On n’y croit pas, tout ça c’est financier, » lance Olivier Terrien, secrétaire général du syndicat. Il redoute une fuite de professionnels, incapables de travailler dans de telles conditions.
D'après le CHU, d'ici 2028, 86 % de la surface devrait être rafraîchie ou climatisée. Les salles critiques, telles que les blocs opératoires et les services d’urgence, devraient maintenir des températures entre 19 et 26 °C.
Une approche environnementale face à l'urgence
Le CHU met également l'accent sur des pratiques durables : triple vitrage, végétation bénéfique et systèmes de régulation thermique. Cependant, Olivier Terrien émet des réserves : « Exposer des patients vulnérables à la chaleur est un risque inacceptable. » Il se montre préoccupé alors que l'impact du réchauffement climatique sur la santé progressif devient plus évident.
Pourrait-on voir un changement dans la perception des établissements de santé face à la nécessité de climatisation, surtout lors de canicules croissantes ? L'avenir des CHU nécessite une réflexion sérieuse sur ces enjeux de santé publique.







