Éviter les drames et briser les tabous : la lutte contre le harcèlement scolaire est un combat quotidien. Mardi, l'Académie d'Amiens a mis à l'honneur des jeunes et des établissements mobilisés pour sensibiliser aux enjeux du harcèlement. Tout en recentrant sur les moyens de détecter les élèves victimes, d'autres problématiques émergent, notamment la communication des détenus.
Deux hommes ont été interpellés mardi 2 juin dans les maisons d'arrêt d'Amiens et de Laon, soupçonnés de continuer leur trafic de drogue depuis leur cellule. Christophe Korell, expert en criminalité et auteur de "Le crime organisé en France : le comprendre pour mieux le combattre", déclare : "C'est un phénomène que nous observons depuis plusieurs années. En 2024, nous avons déjà recensé 80.000 téléphones portables saisis dans les prisons françaises".
Les détenus ont plusieurs stratagèmes pour faire entrer des téléphones portables : les visites de proches, la corruption de certains agents pénitentiaires, l'utilisation de drones ou même le lancement de colis depuis les cours de promenade. Selon Korell, "Le téléphone portable est le nerf de la guerre pour les trafiquants de drogue. Leur besoin de communiquer reste vital, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur des murs de la prison".
Pour faire face à ce problème croissant, une prise de conscience semble émerger dans l'administration pénitentiaire, avec des initiatives telles que la mise en place de plans spécifiques ainsi que l'ouverture d'établissements à haute sécurité, comme ceux de Vendin-le-Vieil et Condé-sur-Sarthe. "Ces prisons sont considérées comme des modèles ; l'objectif est d'évaluer leur efficacité afin de les reproduire ailleurs", conclut Korell.







