Le 3 juin 2026, la Chambre des représentants a voté un texte ordonnant le retrait des troupes américaines engagées dans la guerre contre l'Iran, marquant un coup dur pour Donald Trump, qui a engagé les États-Unis dans ce conflit le 28 février dernier.
Ce mercredi 3 juin, la Chambre des représentants a adopté une résolution ordonnant le retrait des forces militaires des États-Unis concernant le conflit iranien. Bien que cette décision, ratifiée par quelques voix républicaines, ait une portée symbolique notable, elle se heurte au droit de veto exercé par le président.
« Le Congrès ordonne au président de retirer les forces armées des États-Unis des hostilités contre la République islamique d’Iran », stipule le texte. Après le vote, les élus démocrates ont exprimé leur satisfaction, soulignant « un message clair et fort à l'adresse de Trump ». Ils ont insisté sur la nécessité de mettre un terme à cette guerre jugée « illégale et mal perçue ».
Veto présidentiel en perspective
Une résolution similaire avait franchi une étape clé au Sénat fin mai, et un vote pourrait survenir au sein de la chambre haute bientôt. Si les deux chambres du Congrès venaient à adopter le texte après une navette parlementaire, Trump est fort probable qu'il oppose son veto pour bloquer cette législation.
Pour contourner un tel veto, il serait nécessaire de reprendre un vote dans les deux chambres, requérant une majorité des deux tiers, un objectif difficile à atteindre dans la composition actuelle du Congrès.
Selon la Constitution, seul le Congrès détient le pouvoir de déclarer la guerre. Avec ces résolutions, les Démocrates cherchent à réaffirmer leur autorité stratégique face à l'exécutif de Trump, tout en rappelant que bien que le président puisse initier des hostilités pour répondre à une menace immédiate, son pouvoir est limité par une nécessité d'approbation du Congrès dans les 60 jours suivants.
Cependant, en mai, Trump a franchi cette échéance, justifiant que le conflit, commencé par des frappes américaines et israéliennes, était terminé grâce à un cessez-le-feu en cours. Les Démocrates contestent cette affirmation, arguant que des forces américaines demeurent déployées pour appliquer un blocus des ports iraniens.
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