Dans un vote marqué par une forte majorité, les députés ont approuvé le projet de loi visant à réduire les limites de cadmium dans les engrais phosphatés, un enjeu crucial pour la santé publique.
"Merci aux scientifiques dont les recherches ont éclairé notre chemin". C'est avec fierté que l’Assemblée nationale a adopté, dans la nuit du 4 juin, cette proposition de loi essentielle pour limiter l’exposition au cadmium, un métal lourd aux effets délétères. Le vote a révélé un soutien massif, enregistrant 144 voix pour et seulement 22 contre, selon Le Parisien.
Cette loi ambitionne de diminuer les concentrations autorisées de cadmium dans les engrais phosphatés, une des principales causes de son accumulation dans les sols, entraînant ainsi une contamination de nos aliments.
Le gouvernement, quant à lui, avait émis des réserves, plaidant pour une diminution plus graduelle, de crainte de nuire à la compétitivité de l’agriculture française. Cependant, cette nouvelle législation se positionne comme un tournant dans la protection de la santé publique.
Un Français sur deux surexposé au cadmium
Benoît Biteau, le député écologiste à l'origine de cette initiative, a exprimé sa gratitude envers les scientifiques et les ONG qui ont joué un rôle clé dans la sensibilisation du public. "C’est une immense victoire, une preuve que la mobilisation citoyenne fonctionne", a-t-il déclaré. Cette opinion est également partagée par la militante écologiste Camille Etienne, qui a salué ce moment historique auprès de l’AFP.
L’exposition au cadmium, reconnue comme cancérogène et toxique pour la reproduction, pose de réelles menaces sur la santé, notamment avec des risques d’atteintes rénales et de fragilisation des os. En France, l’alimentation reste le principal vecteur d’exposition, avec une présence notable dans des céréales comme le blé et le riz. Selon l’Anses, près de la moitié de la population française affichait, en 2025, des niveaux d’exposition dépassant les recommandations sanitaires.







