Ce lundi, le ministère de la Santé a révélé le lancement d'un programme pilote de dépistage précoce du cancer du poumon, qui touchera cinq régions de l'Hexagone. Environ 20 000 fumeurs ou anciens fumeurs, âgés de 50 à 74 ans, seront concernés par cette initiative qui inclut des scanners thoraciques, un suivi médical, et éventuellement un traitement approprié.
Les régions sélectionnées pour ce programme, nommé Impulsion, sont l'Île-de-France, les Hauts-de-France, les Pays de la Loire, Provence-Alpes-Côte d'Azur et Auvergne-Rhône-Alpes. Selon le ministère, l'expansion du dispositif est envisagée pour d'autres régions à l'avenir. "L'objectif est de déterminer les contours d'un futur programme national," a déclaré un représentant du ministère.
Avec environ 80 % des cas de cancer du poumon liés au tabagisme, cette maladie demeure la plus meurtrière en France, entraînant environ 30 900 décès annuels. Bien que son incidence se stabilise chez les hommes, elle augmente significativement chez les femmes, qui ont commencé à fumer plus récemment. Dans chaque région, entre cinq et quinze centres de radiologie seront progressivement habilités à réaliser des scanners dans ce cadre.
Un questionnaire en ligne
Les médecins généralistes, tabacologues, et autres professionnels de santé de ces régions sont encouragés à identifier les fumeurs et ex-fumeurs ayant cessé de fumer depuis moins de 15 ans et âgés de 50 à 74 ans. Ces patients peuvent être orientés vers un médecin investigateur pour valider leur éligibilité au programme. Par ailleurs, toute persona intéressée peut directement contacter un centre d'appel au numéro 34 33 ou accéder au site depistage-cancer-poumon.fr pour remplir un questionnaire préalable à une consultation.
Les participants bénéficient d'un scanner à faible dose, entièrement remboursé par l'Assurance Maladie. En cas de résultats normaux, un nouveau scanner sera effectué un an plus tard, puis tous les deux ans. Si une anomalie est détectée, des examens supplémentaires seront réalisés dans un délai de 1 à 6 mois. "La majorité des anomalies s'avèrent bénignes," précise le ministère. Si un cancer du poumon est diagnostiqué, un suivi sera assuré par une équipe spécialisée en oncologie thoracique, incluant un soutien psychologique.
D'après une étude publiée dans The Lancet, le dépistage précoce pourrait prévenir environ 13 000 décès sur cinq ans, ce qui souligne l'importance de cette initiative.







