Mieux partager la route implique un respect des règles de conduite par chaque usager et type de transport. Les trottinettes sont dans le viseur.
Jacques Audigou, de Larçay (Indre-et-Loire) : « Auto, vélo, scooter, covoiturage, sans oublier les fameuses trottinettes : la mobilité urbaine se prête à l’économie du partage. La voiture, par le biais du covoiturage largement adopté par les entreprises – 22 % d’entre elles selon une étude de 2018 –, constitue un complément judicieux aux transports en commun traditionnels. »« L'organisation est cruciale face à ces nouvelles pratiques sur deux roues »
« L’autopartage se définit comme une location de courte durée, facilement accessible. À l'heure où l'on parle d'initiatives comme la mise en place de systèmes tels que le “free-floating”, qui permet de emprunter des véhicules géolocalisés sur une application pour les déposer sur l’espace public, des questions cruciales se posent. Cependant, il est essentiel de se rappeler l'échec d'Autolib à Paris, dont les conséquences sont encore visibles aujourd'hui. » Les Echos.
Avec l'essor des trottinettes électriques, beaucoup d'agences de location se sont précipitées sur ce marché. Cependant, leur durée de vie, souvent intégrée dans une dynamique de consommation rapide, soulève des inquiétudes. À Paris, on parle déjà de plus de 20 000 trottinettes en libre-service, mais leur gestion s'avère problématique. Une étude indique que la moitié des usagers abandonnent ces véhicules dans des endroits inappropriés, comme le Vieux-Port à Marseille.
« Les usagers des trottoirs, piétons compris, se sentent souvent en danger. Les nouvelles pratiques de mobilité ne profitent plus de aides. L’incertitude quant à la viabilité économique de ces entreprises ne fait qu’ajouter au désordre existant dans nos villes, souvent au détriment des autres usagers ».
« Les chiffres de la consommation de trottinettes montrent que l’utilisateur moyen a 35 ans, tandis que l’âge moyen des cyclistes est de 42 ans. En revanche, les piétons, comme nous, n'avons qu'une option pour éviter les désagréments : s’adapter et naviguer prudemment sur les trottoirs ! »
« La responsabilité revient aux autorités de définir comment organiser ces nouvelles alternatives de mobilité. La course à l'innovation doit également s'accompagner d'une régulation efficace pour éviter les abus. »
« Trottineurs » en manque de respect
Raymond Caillaud, de Bressuire (Deux-Sèvres) : « Un constat alarmant a été dressé récemment à Niort où la police a relevé 56 infractions en seulement une heure et demie pour des comportements violant le code de la route, notamment par les trottinettes. Beaucoup d’usagers circulent là où ils ne devraient pas, sur les trottoirs, sans casque et à des vitesses inquiétantes, rendant nos déplacements en ville très dangereux. »
« Dans ma rue, où une piste cyclable est accessible, ces “trottineurs” préfèrent souvent le trottoir, ignorant les lois de circulation. Face à ces comportements, une réglementation plus stricte serait essentielle pour assurer la sécurité de tous, notamment l’idée d'imposer le port du casque lors de l’utilisation de ces engins. »







