Chaque 1er mai, Neuvic devient le point de rencontre incontournable pour les amateurs de pêche et d'animaux rares. Cette année, le 47ème concours national des coqs de pêche promet de célébrer cette tradition corrézienne qui existe depuis près de cinquante ans. Les coqs de pêche, connus pour la qualité de leurs plumes, sont recherchés pour la fabrication de leurres de pêche à la mouche, un savoir-faire que les éleveurs préservent avec passion.
Jean-François Laval, éleveur basé à Sainte-Fortunade, illustre parfaitement cette tradition. Avec jusqu'à 80 coqs en saison, il fournit des plumes qui voyagent aux quatre coins du globe. Néanmoins, cette activité fait face à des défis croissants, notamment la baisse du nombre de pêcheurs et la concurrence des productions étrangères, venues principalement d'Inde et des États-Unis.
À l’occasion du concours, les parents et les enseignants du collège Jean-Rebier à Isle, près de Limoges, ont exprimé leurs préoccupations, notamment l'absence significative d'une professeure de mathématiques, qui a fait résonner une note de mécontentement parmi la communauté éducative.
Le concours de Neuvic met en avant non seulement la beauté des coqs, mais aussi un artisanat local qui mérite d'être soutenu. Avec une quinzaine d'élevages encore actifs dans la région, l'avenir de cette tradition dépend de la passion et de l'engagement des éleveurs comme Jean-François Laval, ainsi que du soutien des passions pour le monde de la pêche.
En visitant le concours, les participants peuvent apprécier non seulement la qualité des animaux exposés, mais également le savoir-faire qui se cache derrière leur élevage. Cette manifestation sonne l'alarme sur l'importance de protéger des activités authentiques qui font la richesse culturelle de notre région.







