Cette année, les États-Unis ont déjà effectué dix exécutions, toutes menées par injection létale. La tendance est à la hausse, avec un total alarmant de 47 exécutions en 2025, un chiffre qui dépasse largement les taux observés au cours de la dernière décennie, atteignant des niveaux proches de ceux de 2009.
Jeudi, deux hommes ont été exécutés dans le sud des États-Unis, l'un ayant passé près de 50 ans dans le couloir de la mort. Au sein de l'État de Floride, James Hitchcock, 70 ans, a été exécuté après avoir été condamné en 1977 pour le meurtre de Cynthia Driggers, une jeune fille de 13 ans, incident qu'il attribue à son frère. Son exécution a eu lieu à 18h12, alors qu'il clamait son innocence jusqu'à la fin.
De l'autre côté, au Texas, James Broadnax, âgé de 37 ans, a été exécuté pour le meurtre en 2008 de deux producteurs de musique, Stephen Swan et Matthew Butler. Son exécution a eu lieu à 18h47, marquant une autre journée sombre dans l’histoire de la peine de mort.
Une hausse inquiétante des exécutions en 2025
Avec ces exécutions, l'ensemble des États-Unis a enregistré deux fois plus d'exécutions qu'à l’accoutumée. Sur les 47 exécutions de 2025, environ 39 ont été réalisées uniquement par injection létale, et six d'entre elles ont eu lieu en Floride. En comparaison, l'année précédente n'avait enregistré que cinq exécutions par inhalation d'azote, une méthode qualifiée de "torture" par certains experts de l'ONU, et trois par peloton d'exécution en Caroline du Sud, une première depuis 2010.
Il est à noter que, parmi les 50 États américains, 23 ont aboli la peine de mort. De plus, la Californie, l'Oregon et la Pennsylvanie appliquent un moratoire sur les exécutions, une décision largement saluée par les défenseurs des droits humains. Selon un rapport de Le Monde, cette situation soulève des questions sur l'équité et l'humanité du système judiciaire américain, avec des voix critiques soulignant la nécessité urgente d'une réforme.







