Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a révélé lors d'une session à l’Assemblée nationale, le 31 mars, que l'exécutif envisageait des poursuites pénales concernant les commentaires proférés sur CNews à l’encontre de Bally Bagayoko, le nouveau maire de Saint-Denis, élu sous l'étiquette LFI. Ces remarques, jugées ignobles et inacceptables, pourraient constituer une injure publique ou un appel à la discrimination raciale.
« Le racisme n'est pas une opinion, mais un poison », a affirmé Nuñez, soulignant l'importance de lutter contre de telles dérives. Il a ajouté : « Ces propos seront examinés pour déterminer s'il y a lieu d'agir sur le plan judiciaire. »
Un appel à l'action
Cette déclaration intervient dans un contexte où Bally Bagayoko a été la cible d'attaques virulentes, notamment sur les réseaux sociaux, et a été au cœur d’une polémique lors d’un débat télévisé. Le Premier ministre a également mis l'accent sur la nécessité de combattre la banalisation du racisme dans la sphère publique, en demandant un grand rassemblement antiraciste qui se tiendra devant la mairie le 4 avril.
Bally Bagayoko, qui a remporté son poste lors des élections municipales, a d'ailleurs annoncé son intention de porter plainte. Il a par ailleurs reçu le soutien du gouvernement, qui a demandé au préfet de Seine-Saint-Denis de se porter partie civile dans cette affaire.
Des responsables politiques de gauche, ainsi que des associations antiracistes, ont également saisi l’Arcom concernant ces propos. Toutefois, CNews a formellement contesté l'idée que des commentaires racistes aient été tenus sur ses ondes.
Le débat sur la responsabilité des médias et des autorités est désormais plus que jamais d'actualité, alors que le pays se mobilise contre le racisme sous toutes ses formes.







