A l'âge de 29 ans, Quentin Le Gaillard a été élu maire de Concarneau, devenant ainsi l'un des plus jeunes maires de Bretagne. Soutenu par sa liste divers droite, "L’Énergie du Renouveau", il a remporté 51,28 % des voix face à son adversaire Thomas Le Bon de la liste divers gauche, "Concarneau citoyenne et participative", qui a obtenu 48,72 % des suffrages. Bien que seul Alexis Gentric, maire de Landudec, soit plus jeune, Quentin a marqué les esprits avec son parcours politique.
La ville de Concarneau, surnommée la "ville bleue", compte 21 246 habitants, et près de 100 000 pendant la saison touristique. Mais pour Quentin, jeunesse ne rime pas avec inexpérience. D’aussi loin qu’il se souvienne, il a toujours été fasciné par la politique, influencé par son grand-père qui préférait écouter les vœux de Jacques Chirac. Il se souvient : "Il me disait de me taire, car il voulait écouter Monsieur le Président."
Sa passion pour la politique l'a poussé à s'inscrire aux Jeunes de l'UMP à l'âge de 17 ans et à gravir rapidement les échelons, devenant responsable départemental des Jeunes Républicains du Finistère tout en poursuivant des études d'histoire à la faculté de Rennes. Sa carrière politique a pris de l'ampleur en 2020 lorsqu'il a rejoint Marc Bigot, l'ancien maire sortant, sur sa liste municipale.
"Je vais me consacrer uniquement à la ville"
En 2023, après que Marc Bigot ait laissé entendre qu'il ne se représenterait pas, Quentin a décidé de sauter le pas et de conduire sa propre liste. "Il m'a fallu réfléchir avant de rassembler une équipe," explique-t-il. Lors de son élection, il s'est engagé à se consacrer intégralement à la ville, abandonnant son poste de chef de cabinet au conseil départemental. "Je vais me dédier pleinement à Concarneau," assure-t-il.
Sa campagne a néanmoins rencontré des défis, y compris des incidents de violence et des cris d'opposition lors de la proclamation des résultats. Mais, comme il le souligne, ces épreuves ont aussi été accompagnées de moments de joie et d'un soutien fort de la communauté. "L'ambiance durant notre meeting entre les tours était incroyable, et l'enthousiasme de notre électorat nous a motivés à continuer," se remémore-t-il.







