Défait aux élections municipales à Lyon, Jean-Michel Aulas a remis personnellement l'écharpe de maire à son concurrent écologiste Grégory Doucet, le vendredi 27 mars. Un geste symbolique qui n’a pas tardé à déclencher une série de réactions.
Cinq jours après le deuxième tour des élections municipales, Jean-Michel Aulas a remis l’écharpe de maire à son rival, Grégory Doucet, évoquant une image forte pour la ville. L’ancien président de l’Olympique lyonnais, âgé de 77 ans, a exercé cette fonction en tant que doyen de l’assemblée, conformément à la tradition, lors du premier conseil municipal.
Après cette cérémonie, Aulas a demandé un vote à bulletin secret pour l’élection du maire, qui s’est soldé par une victoire sans surprise pour Doucet avec 46 voix de la majorité de gauche. Ce moment a été marqué par une poignée de mains et des applaudissements, soulignant la fin d’une ère tumultueuse.
"Les Lyonnais vous ont placé sous tutelle démocratique"
Lors d'un échange avec les journalistes, Aulas a qualifié la campagne électorale de "difficile à supporter" et a ajouté : "Nous avons réussi à établir une présidence de la métropole, tout en restant la principale opposition à la mairie." Il a ensuite glissé une pique à Doucet en soulignant : "Vous n’avez plus la maîtrise totale de la ville ; les Lyonnais vous ont soumis à une tutelle démocratique."
Pour sa part, Grégory Doucet a indiqué avoir déjà demandé une rencontre avec Véronique Sarselli, nouvellement élue présidente de la métropole. "Nous avons deux entités distinctes, chacune avec ses responsabilités, et il est essentiel de collaborer," a-t-il déclaré. Le nouveau maire de Lyon, à la tête de la ville depuis 2020, cherche ainsi à établir un dialogue constructif malgré les tensions existantes.







