“Retour de flamme. Trump peut-il défaire le chaos qu’il a semé dans le Golfe ?” énonce The Guardian Weekly dans son édition du 27 mars. Sur sa couverture, une illustration du président américain, casque de combat sur la tête et lance-roquettes sur l’épaule, symbolise un désordre croissant. Un projectile part par inadvertance, soulignant l'impréparation et l'inaction face à une situation explosive.
Ce visuel illustre parfaitement le tournant inquiétant du conflit au Moyen-Orient, déclenché par des frappes israélo-américaines sur l’Iran le 28 février, alors que la guerre semble maintenant “dégénérer”. Selon l'analyste Simon Tisdall, le président américain, déterminé à faire face aux mollahs iraniens, déforme les faits et méprise ses alliés. Encouragé par le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, il fait preuve d'une légèreté troublante alors que les tensions s'intensifient. “Trump joue avec ses balles de golf tandis que des terminaux pétroliers brûlent, et des milliers de civils paient de leur vie,” déclare Tisdall, évoquant une réalité tragique en décalage total avec le comportement désinvolte du président.
En effet, la réalité du conflit devient de plus en plus palpable, engendrant des pertes insupportables tant du côté iranien que de ses alliés. L'économie mondiale est également affectée, avec des fluctuations imprévisibles accentuées par le chaos ambiant. La question qui se pose désormais est de savoir si Trump peut encore retrouver une voie de sortie pour les États-Unis avant que la situation n’atteigne un point de non-retour. “En cas d'armistice, serons-nous même sûrs que l'Iran et Israël l'écouteront vraiment ?” conclut Tisdall, soulevant des préoccupations quant à la capacité de gestion de crise du président américain dans un contexte si volatile.







