Entrée en politique en 2008 avec l'ex-maire Joël Regnault (UMP), Sandrine Carneiro, architecte de métier, a consacré sa vie à la commune de 32 000 habitants. Ce dimanche, elle a triomphé au second tour des municipales face à la maire sortante.
À 51 ans, Sandrine Carneiro a réalisé un exploit en remportant les élections municipales dans une compétition où cinq candidats se disputaient le poste. La nouvelle maire de Plaisir s'est imposée avec 41,69 % des voix, surpassant Joséphine Kollmannsberger, la maire sortante, qui a recueilli 35,04 %. Cette victoire est d'autant plus significative pour celle qui a grandi et évolué dans cette ville.
Sandrine Carneiro a fréquenté l'école Claude Debussy, le collège Guillaume Apollinaire et le lycée Jean Vilar. Elle a poursuivi ses études supérieures à Versailles, où elle a obtenu son diplôme d'architecte en 2004. En parallèle, elle a fondé une entreprise de gestion locative, qui emploie aujourd'hui son mari et trois autres salariés.
"J’étais persuadée que la politique n’était pas faite pour moi"
En 2008, Sandrine Carneiro fait ses premiers pas en politique en rejoignant l'équipe de Joël Regnault. Lorsque ce dernier laisse sa place à Joséphine Kollmannsberger (LR) en 2012, elle reste engagée jusqu'à sa rupture avec l'équipe en 2018. "À ce moment-là, je n'étais plus en phase avec ses décisions, raconte-t-elle. J'étais tellement déçue que j'ai cru que la politique n'était pas faite pour moi."
Un an plus tard, Patrick Ginter, ancien adjoint aux finances, l'incite à revenir pour les élections de 2020. Bien que réticente, elle accepte de se présenter. Avec 32 % des voix, son équipe devient l'opposition, mais le chemin ne s'arrête pas là : la victoire de ce dimanche en est la preuve.
"Me battre pour ma ville de cœur"
"Je suis une gamine de Plaisir. J'ai décidé de me battre pour ma ville de cœur", réagit-elle après sa victoire. Pour se dédier pleinement à ses nouvelles fonctions, elle mettra en pause sa carrière d'architecte.
Sa première initiative concernera les 590 agents communaux, avec un audit prévu pour traiter l'augmentation des arrêts maladie et le turnover. "Il est crucial de les écouter pour identifier et résoudre les problèmes", souligne-t-elle.
Difficile à digérer pour sa rivale
De son côté, Joséphine Kollmannsberger a du mal à encaisser sa défaite. Elle a exprimé sa "vraie douleur" ce lundi, déclarant qu'elle ne voulait plus siéger ni à Plaisir ni dans l'agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines, où elle est vice-présidente déléguée à l'environnement et à la transition écologique depuis 2016. "Je laisse cela à mon équipe et observerai de loin", a-t-elle conclu, tout en affirmant son intention de rester dans le paysage politique départemental.







