Le second tour des élections municipales s'est ouvert ce dimanche 22 mars à 8 heures. Après un premier tour ayant déjà permis l'élection de plus de 33 000 maires, 1 521 communes restent en attente de leur élu. À midi, le taux de participation s'élève à 20,33%, marquant une hausse encourageante par rapport à la semaine précédente.
Alors que la majorité des maires ont été désignés lors du premier tour, le sort de 1 521 municipalités françaises, représentant près de 26 millions d'électeurs, reste en balance, selon les données du ministère de l'Intérieur. Ce second tour est crucial pour les grandes villes comme Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux, Nantes, Lille, Strasbourg, Toulouse, et Nice, où le suspense règne.
Hors des 1 521 communes, un second tour a également lieu dans 29 arrondissements de Paris, Lyon, et Marseille. Parmi les 548 duels, 803 triangulaires, et 159 quadrangulaires, c'est désormais la liste en tête qui se voit attribuer la prime majoritaire, une approche différente du premier tour où la majorité absolue était nécessaire.
Les retraits et fusions d'entre-deux-tours rendent les résultats particulièrement incertains dans les grandes villes. À Paris, la lutte est serrée entre les candidats de gauche, Emmanuel Grégoire, et de droite, Rachida Dati. Bien que Grégoire ait obtenu 37,98 % des voix au premier tour, les retraits d'autres candidats pourraient influencer le résultat. Le centriste Pierre-Yves Bournazel, ayant recueilli 11,34 %, s'est retiré au profit de Dati, tandis que Sarah Knafo de l'extrême droite, avec 10,40 %, a également choisi de se désister pour contrer la gauche.
Des duels serrés à Marseille et Lyon
À Marseille, le sort du maire sortant Benoît Payan (Union de gauche) semble incertain. Son refus de fusionner avec les Insoumis pourrait lui coûter cher, étant donné que seuls 4 746 voix les séparaient au premier tour de Franck Allisio (RN). À Nice, l'ancien ami devenu adversaire, Éric Ciotti (UDR soutenu par le RN), a dominé le premier tour avec 43,43 % des suffrages, laissant Christian Estrosi, le maire sortant, en position délicate.
À Lyon, un affrontement très disputé oppose le maire écologiste sortant Grégory Doucet à Jean-Michel Aulas, candidat de la droite. Les scores du premier tour étant quasiment identiques, Aulas devra faire face à un soutien de poids pour Doucet, venant de l'insoumise Anaïs Belouassa-Cherifi, qui a fait le choix de s'allier avec lui.
De nombreux responsables politiques ont exercé leur droit de vote ce matin, parmi lesquels Édouard Philippe (Horizons, Le Havre), Christian Estrosi (Horizons et LR, Nice), ainsi qu'Emmanuel Grégoire et Rachida Dati à Paris. Jean-Michel Aulas et Grégory Doucet ont également glissé leur bulletin dans l’urne. À Nantes, la maire sortante, Johanna Rolland (PS), a voté, espérant ainsi obtenir un nouveau mandat.







