C’est un tournant inattendu dans les dernières minutes de la campagne pour les élections municipales à La Roche-sur-Yon. À seulement 48 heures du second tour, 18 membres de la liste de Freddy Roy, candidat d'extrême-droite de l'UDR, annoncent leur désengagement et leur soutien au maire sortant, Luc Bouard.
Parmi ces 18 colistiers, figurent les numéros deux et trois de la liste, Céline Feijan et Thierry Maillot. Au premier tour, Luc Bouard, représentant Horizons et candidat de la droite, avait obtenu 37,7 % des voix, tandis que son rival de gauche, Romain Bossis, avait récolté 46,2 %. Freddy Roy, lui, avait pris 11,7 % et s'était maintenu pour le second tour, perturbant ainsi l'ensemble engagement électoral.
Dans leur communiqué, ces colistiers affichent un constat amer concernant leur tête de liste : "Nous avons constaté avec regret que la démarche engagée par Freddy Roy ne correspondait plus à l’esprit initial qui nous avait réunis. Très vite, nous nous sommes aperçus que sa volonté n’était pas de gagner, mais de s’enfermer dans une logique de vengeance personnelle." Ils soulignent l'absence de véritables interactions avec la population, déplorant des décisions unilatérales qui ont miné la confiance au sein de leur équipe.
Une critique acerbe de Freddy Roy
Les colistiers de Freddy Roy vont encore plus loin dans leur analyse. Ils mettent en avant la gravité de la situation politique et le risque d'un retour de la gauche au pouvoir, décrivant cela comme "insupportable et impensable". "Freddy Roy ne respecte ni ses colistiers ni ses électeurs,""cette gauche ne doit pas gagner. Nous appelons donc tous les électeurs à faire barrage à la gauche en votant pour Luc Bouard ce dimanche".
Des tensions exacerbées dans la campagne
Cette situation illustre une campagne devenue de plus en plus tendue dans la préfecture de Vendée. Par ailleurs, le syndicat SUD éducation 85 dénonce des messages controversés diffusés dans des établissements privés locaux, prétendant que seule la liste de Luc Bouard pourrait préserver leurs intérêts financiers. Le syndicat a d’ores et déjà saisi les autorités académiques et préfectorales, mettant en exergue d'autres tensions autour de cette élection.
Face à ce climat électrique, il ne reste que quelques jours pour voir comment ces événements influenceront finalement le scrutin du 22 mars.







