Jean-Claude Philipot, quatrième sur la liste de la candidate du Rassemblement National, Anne-Sophie Frigout, a décidé de porter plainte pour diffamation contre le journal Libération. Ce dernier a publié un article, le 19 mars 2026, dans lequel il évoque l'activité présumée "antisémite" et "complotiste" de l'élu sur les réseaux sociaux.
L'article en question, intitulé "Hommage à Franco et antimaçonnisme : sur la liste RN à Reims, un ancien cadre du mouvement antisémite Civitas n'a pas coupé les ponts", souligne plusieurs tweets et retweets de Jean-Claude Philipot, notamment ceux concernant la dissolution de Civitas, un mouvement catholique intégriste dont il a été le secrétaire général.
Selon Libération, cet article met en lumière des retweets de messages du groupuscule ultranationaliste "Paris nationaliste" qui soutient des mouvements d'extrême droite, notamment lors d'affrontements avec des antifascistes. Civitas a été dissous en 2023 pour des appels à l'insurrection et des idées jugées antisémites, comme le rapporte France Bleu.
D'après les retweets de Philipot, il a également exprimé son soutien à des causes controversées, comme une pétition contre le "mariage pour tous" et des publications qui semblent critiquer la décroissance du patrimoine catholique en France, comparant cette situation à une hypothétique montée des mosquées.
Des publications sur X mises en cause
La candidate RN Anne-Sophie Frigout a d'ores et déjà dénoncé dans un entretien accordé à ICI Champagne-Ardenne ce jeudi que ces accusations traduisent des "raccourcis erronés et diffamatoires". Philipot a précisé qu'il rédigeait actuellement sa plainte. "Il n'est pas normal que l'on diffame les gens ainsi, à partir d'extraits décontextualisés", a-t-il affirmé.
Concernant son affiliation passée à Civitas, Philipot s'est défendu en déclarant : "J'ai quitté Civitas depuis longtemps pour des divergences fondamentales." Selon lui, son implication n'avait rien à voir avec l'antisémitisme, mais se concentrait sur la défense du christianisme et de la civilisation française.
La controverse suscite des débats au sein des milieux politiques et médiatiques concernant la responsabilité des journalistes et l'équilibre entre la liberté d'expression et la nécessité de dénoncer les discours extrêmes. Cette affaire pourrait bien impacter la campagne électorale à Reims, où le scrutin se profile à l'horizon.







