Lors du premier tour des élections municipales de 2026 à Toulon, la députée du Rassemblement National, Laure Lavalette, a dominé les résultats. Elle affrontera au second tour la maire sortante, Josée Massi, qui a su fédérer son camp autour de sa candidature.
Cette élection est marquée par le retrait du candidat Les Républicains, Michel Bonnus, qui a décidé de soutenir Massi. Ce retrait crée un espace pour une dynamique de rassemblement contre l'extrême droite, alors que la candidate divers droite se dit confiante : "Nous avons montré lors des législatives que nous pouvions nous unir et triompher," a-t-elle déclaré lors d'un entretien récent avec Var Matin.
"On a déjà montré qu'on pouvait se rassembler"
Avec une avance de 13 points pour Lavalette, l'enjeu reste crucial. Elle a recueilli 42 % des suffrages, mais selon Massi, rien n'est joué. "Le score de notre alliance avec Michel Bonnus nous permet de dépasser légèrement celui d'une candidature d'extrême droite. Nous espérons que les électeurs suivront notre mouvement," ajoute-t-elle, précisant que le soutien de la gauche, bien que ne figurant pas au second tour, appelle à mobiliser son électorat contre Lavalette.
Ce scénario ne surprend pas, compte tenu de l'histoire politique de Toulon, la première ville française à avoir été dirigée par le RN dans un contexte municipal. Selon plusieurs analystes, la gestion du débat autour de la sécurité et des préoccupations locales pourrait peser lourd dans les mois à venir. L'affrontement promet d'être le théâtre d'enjeux politiques bien au-delà de la simple élection locale, avec un regard tourné vers l'avenir des partis en France.







