Le débat entre les trois candidats aux municipales de Paris a été marqué par des échanges vifs, où les thèmes du périscolaire, du logement, de la propreté et de la sécurité ont occupé une place centrale.
Emmanuel Grégoire, représentant de la gauche unie hors LFI, a déclaré : "Pour moi, Rachida Dati est ma seule véritable adversaire", considérant Sophia Chikirou de LFI comme une concurrente secondaire. Cette première et unique confrontation télévisée, diffusée sur BFMTV et Le Figaro, a duré près de trois heures.
Un duel emblématique entre Dati et Grégoire
Grégoire a rappelé une époque où Jacques Chirac, maire de Paris, ne pouvait envisager le soutien de l'extrême droite, évoquant une "faute morale" dans le soutien que Dati reçoit de personnalités comme Jordan Bardella. "Vous ne pourrez pas devenir maire sans cette approbation", a-t-il affirmé. Sarah Knafo, candidate d'extrême droite, a d'ailleurs retiré sa liste pour favoriser Dati.
Face à cet argument, Dati a appelé les électeurs à se mobiliser pour "un nouvel élan" à Paris. "Après un quart de siècle de gauche, soit on persiste avec une gauche qui a échoué, soit on opte pour le changement", a-t-elle insisté.
Chikirou en tant que vraie opposante ?
Premier au premier tour avec 37,98 % des voix, Grégoire considère Chikirou comme une concurrente moins crédible face à Dati. Cependant, Chikirou se positionne comme "la véritable opposante", ciblant les deux autres candidats pour leurs politiques jugées insuffisantes.
Elle a critiqué la perspective que représente Dati, tout en mettant en avant une "durété" dans sa campagne qui rendait impossible toute alliance avec Grégoire. "Paris n’a pas besoin d’une maire des riches après un président des riches", a-t-elle affirmé, sollicitant également des changements significatifs dans les politiques publiques.
Les enjeux périscolaires au cœur des débats
Le débat a également abordé la problématique des violences dans le périscolaire, sujet qui a provoqué de vives réactions. Grégoire a promis de "tout remettre à plat", alors que Chikirou proposait d’allouer 19 millions d’euros supplémentaires par an à ce secteur.
L’accent a également été mis sur le logement, la sécurité et des promesses de réduire la taxe foncière par Dati, sans toutefois chiffrer ces engagements. Les préoccupations des sans-abri à Paris ont été soulevées par Chikirou, qui a plaidé pour "un choc de solidarité".
Tensions et héritage Hidalgo
Les accusations réciproques ont fusé, Grégoire défendant son héritage sous la direction d’Anne Hidalgo, tandis que Dati a dénoncé les “attaques outrancières” contre elle. Chikirou a ironisé sur les petites affaires qui ciblent ses rivales, rappelant que "les grandes affaires" sont ailleurs.
Malgré les tensions, le débat a été l’occasion d’un échange d’idées sur le futur de Paris et sur les solutions à mettre en place face aux nombreux défis rencontrés par la capitale.







