La ville de Saint-Jacques-de-la-Lande, rattachée à la métropole rennaise, va vivre un second tour des élections municipales ce dimanche, une première en plus de 50 ans. Ce bastion traditionnel du Parti Socialiste (PS) est aujourd'hui menacé par un candidat centriste, Sébastien Collet, qui est arrivé à seulement 40 voix de la maire sortante, Marie Ducamin, lors du premier tour le 15 mars.
Ce scrutin a été marqué par une nette polarisation : le PS a obtenu 40,9 % des voix contre 39,96 % pour Collet, tandis que le candidat de La France insoumise (LFI), Dimitri Roumagne, a récolté 14,72 %. Une triangulaire à haut risque se profile pour le second tour prévu le 22 mars.
Pour la première fois en plus d'un demi-siècle, le maire n’a pas été élu au premier tour, un signe révélateur du désir de changement chez les citoyens. Sébastien Collet souligne l'importance d'une écoute accrue des habitants, en affirmant : "Saint-Jacques, c'est plusieurs quartiers, et il faut un projet pour chacun d'entre eux".
La maire sortante face à la contestation
Marie Ducamin remet en question cette idée de déconnexion avec les citoyens. "Les problèmes que rencontrent nos concitoyens sont bien réels, mais les solutions sont parfois complexes à mettre en place", a-t-elle confié en campagne. Elle se dit consciente que sa méthode de gouvernance des six dernières années a pu déplaire et s’interroge sur de nouvelles approches pour dialoguer avec les Jacquesois.
Toutefois, elle blâme en partie la candidature de la France insoumise pour le résultat serré, la qualifiant de "handicap pour notre liste". En refusant de s'allier à LFI, elle s'expose à un second tour incertain. De son côté, Dimitri Roumagne a déclaré : "Nous voulons nous implanter, c'est madame Ducamin qui porte la responsabilité d'une victoire de la droite en refusant de discuter".
Les résultats du premier tour montrent une participation de 52,79 %, impliquant 4 392 votants sur 8 319 inscrits.
Ces élections municipales à Saint-Jacques-de-la-Lande pourraient ainsi marquer un tournant pour une ville qui, jusqu'à présent, était un fort repaire de la gauche. Avec la montée de candidats centrés sur l’écoute et la proximité, la dynamique électorale est plus que jamais à surveiller.







