Les récents accords entre le Parti socialiste et La France Insoumise pour les élections municipales de 2026 suscitent un vent de discorde au sein de la gauche française. Alors que trois Français sur quatre s'y opposent, des fusions de listes impactent le paysage politique dans de nombreuses villes.
À Nantes, la maire socialiste Johanna Rolland, qui a remporté le premier tour avec 35,24 % des voix, fait face à des défections au sein de son équipe après l'annonce d'une "alliance technique" avec LFI. Son premier adjoint, Bassem Asseh, se désolidarise avant de finalement appeler à voter pour Rolland afin de contrer la droite radicale. D’autres membres du PRG ont également fait le choix de quitter la liste, tandis que Gildas Salaün, membre du parti, reste en course.
À Brest, la liste du maire PS François Cuillandre a également connu des remous. Après son alliance avec LFI, quatre colistiers du PRG ont démissionné en signe de protestation, témoignant des fractures qui se dessinent au sein des alliances progressistes.
Des dissensions au sein de Place publique
Raphaël Glucksmann, leader de Place publique, a exprimé son refus de toute fusion avec LFI, soulignant les risques d’une telle alliance après avoir dénoncé des déclarations controversées attribuées à des membres du mouvement insoumis. À Limoges, où le PS s'aligne derrière LFI pour le second tour, neuf candidats de Place publique ont choisi de se retirer, mettant en avant des divergences irréconciliables.
Le climat est tout aussi tendu à Toulouse, où des colistiers tels que Marc Sztulman ont revendiqué leur désaccord avec cette alliance, la qualifiant de "compromission" face à des près de membres dont les positions sont jugées problématiques. Sztulman, dans une tribune dans la Dépêche du Midi, a argumenté que son éthique politique le contraindrait à se distancier de tels accords.
Strasbourg n'échappe pas à cette dynamique, alors qu'une alliance inattendue entre l'ex-maire PS Catherine Trautmann et le candidat Horizons Pierre Jakubowicz a provoqué l'ire du secrétaire du PS, Olivier Faure, qui a retiré sa confiance à Trautmann. Ces événements témoignent d’une évolution marquée sur le terrain politique, avec des divisions croissantes au sein des partis de gauche face à l’approche des municipales de 2026.







