Nantes à l'heure des choix : Bassem Asseh quitte la danse politique

Bassem Asseh abandonne la campagne à Nantes, secouant le paysage politique local.
Nantes à l'heure des choix : Bassem Asseh quitte la danse politique
La maire-sortante, Johanna Rolland entourée de ses alliés, dont Bassem Asseh à sa gauche, lors d'une réunion politique à Nantes le 2 février 2026. - SEBASTIEN SALOM-GOMIS / AFP
Bassem Asseh, ancien premier adjoint en charge de la sécurité à Nantes, jette l'éponge, laissant la maire sortante Johanna Rolland face à des défis politiques. Son retrait, annoncé le 17 mars, s'accompagne du départ du Parti radical de gauche.

Un tournant inattendu pour la gauche nantaise. Ce mardi 17 mars, Bassem Asseh, premier adjoint de la maire PS de Nantes et candidate à sa propre succession, a annoncé son retrait de la campagne entre les deux tours. Ce membre clé de la liste de Johanna Rolland, actuellement créditée de 35,24% des voix, a pris cette décision après l'alliance controversée conclue avec La France insoumise.

"J'ai choisi de ne pas être candidat au second tour de l'élection municipale. Cette décision peut sembler surprenante", a déclaré Bassem Asseh sur X. Ce protagoniste, représentant de l'aile modérée du PS, a exprimé son malaise face à l'alliance formée par Johanna Rolland avec le candidat insoumis, William Aucant, qui a obtenu 11,2% des suffrages.

Malgré sa désistement, Bassem Asseh a réaffirmé son soutien à la maire sortante, en appelant les électeurs à voter pour elle le 22 mars, pour "s'assurer qu'aucune voix ne manque". Il a également insisté sur l'importance de son vote pour contrer la montée de la droite radicale incarnée par la liste de Foulques Chombart de Lauwe.

Le Parti radical de gauche se retire aussi

Johanna Rolland a qualifié sa fusion avec la liste insoumise d'acte démocratique. Tout au long de la campagne, elle n'a pas critiqué les mélenchonistes. Dans le cadre de cet accord, Les Insoumis ont obtenu dix sièges d'élus, dont cinq à la Métropole. Le leader insoumis a précisé que cette alliance visait à construire un "front antifasciste pour battre la droite" et que cet accord ne signifiait ni effacement ni renoncement.

En parallèle, le Parti radical de gauche a également annoncé son retrait, affirmant que cet accord ne correspondaient pas à ses valeurs républicaines, humanistes et laïques. Cette décision témoigne de la complexité des alliances politiques à Nantes.

Johanna Rolland a, pour sa part, affirmé que ses adversaires, dont Foulques Chombart de Lauwe, se situent "à droite et à l'extrême droite" après une solide performance lors du premier tour.

Ce tournant met en lumière les fissures au sein de la gauche nantaise et représente un moment charnière dans la préparation des municipales à venir.

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