Nantes : la droite et le centre s'allient pour inquiéter le PS face à la LFI

Une nouvelle alliance s'annonçant stratégique dans les municipales nantoises.
Nantes : la droite et le centre s'allient pour inquiéter le PS face à la LFI

Accompagné de plusieurs colistiers, Foulques Chombart de Lauwe a intensifié ses appels à l'électorat du centriste dissident Mounir Belhamiti, qui reste cependant en dehors de l’alliance. «Nous vivons un moment grave pour notre ville», a affirmé Chombart lors d'une conférence de presse organisée à quelques pas de l'événement de Johanna Rolland, la maire socialiste qui a récemment scellé un accord avec La France Insoumise (LFI).

Cette décision a choqué nombre de citoyens nantais. «Johanna Rolland a franchi la ligne rouge, celle de la honte», a déclaré Chombart, manifestant son désaccord avec l’orientation prise par la mairie. Les enjeux sont élevés, car Nantes n’a pas vu la droite au pouvoir depuis 1989.

Sarah El Haïry, ancien ministre et numéro 2 de la liste, a également appelé à l'union des forces républicaines : «Nous invitons tous ceux qui se sentent trahis par cette alliance à se rendre aux urnes dimanche prochain». Actuellement, Rolland a obtenu 35,24% des voix lors du premier tour, tandis que Chombart a récolté 33,77%, ce qui laisse présager une campagne électorale serrée.

Pour contrer cette dynamique, l'union de la droite et du centre espère séduire des électeurs de Belhamiti, qui a obtenu 8,12%, mais dont le soutien reste incertain. Ce dernier a condamné l’alliance PS-LFI, la qualifiant de «gifle pour ceux qui veulent préserver Nantes».

Chombart a promis de reprendre certains projets proposés par Belhamiti, comme le plan sur l'apprentissage dans les quartiers prioritaires, afin de renforcer sa candidature. Il aborde aussi des questions d'infrastructures, présentées de manière plus inclusive qu'auparavant, affirmant qu'il est ouvert à des révisions avant de prendre des décisions majeures.

La présence de LFI au conseil municipal pourrait avoir de lourdes conséquences, annonce Chombart. «Cela pourrait engendrer une paralysie des projets durant six ans, une situation déjà connue à cause des Verts», a-t-il conclu, rappelant que les tensions politiques rendent incertain l'avenir de la ville. Cette lutte électorale ne fait que commencer, et chaque vote comptera pour déterminer la direction que prendra Nantes.

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