L'écologiste Jean-Marc Governatori a pris la décision inattendue de renoncer à sa candidature pour Nice afin de rejoindre la liste d'Éric Ciotti, ce qui l'a amené à perdre ses fonctions au sein de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Renaud Muselier, président de la région, a annoncé la suspension de Governatori, pointant du doigt son changement brutal d'allégeance.
Dans un communiqué, Muselier a exprimé son mécontentement en qualifiant cette transition de «volte-face», critiquant Governatori, qui occupait la tête de «l'office environnemental de propositions concrètes» depuis 2021. «Lui qui a toujours prôné une préservation raisonnée de l'environnement fait ici un pas en arrière», a déploré Muselier, rappelant qu'à l'époque des élections régionales, Governatori avait explicitement appelé à soutenir sa candidature pour faire face à Thierry Mariani du RN.
L'annonce de lundi a stupéfié de nombreux observateurs, car Jean-Marc Governatori s'est engagé à soutenir Éric Ciotti, un député UDR allié au RN, dans sa quête pour la mairie de Nice, face au maire sortant, Christian Estrosi. Cet alignement avec une figure politique controversée a suscité de vives critiques au sein même de son camp. «Il a toujours défendu une écologie centriste», a rappelé un analyste politique. Il a également admis avoir envisagé un accord avec Estrosi, pourtant proche de Muselier.
Muselier n'a pas tardé à réagir à cette alliance, se disant profondément déçu par Governatori, qui avait par le passé mis l'éthique au cœur de son engagement pour l'environnement. «En rejoignant le RN, il conteste les valeurs que nous avons défendues ensemble», a-t-il ajouté avec regret.
Pour sa part, Jean-Marc Governatori a justifié son choix, déclarant être «vert et ouvert» à une «écologie intelligente et de terrain», en contraste avec ce qu'il appelle le «sabotage environnemental» d'Estrosi. «À mon âge, je ne me préoccupe plus des étiquettes», a-t-il exprimé, faisant preuve d'une certaine désinvolture face à ses détracteurs. Éric Ciotti a, quant à lui, salué cette alliance comme un «accord historique» visant à privilégier l'avenir de Nice.







