Monoprix, filiale du groupe Casino, a annoncé ce mardi la fermeture de plusieurs de ses points de vente en France, y compris celle de Nantes Decré, implantée au sous-sol des Galeries Lafayette. Cette décision suscite déjà de vives réactions au sein de la communauté locale qui évoque des conséquences notables sur l'emploi et la dynamique commerciale de la ville.
En tout, Monoprix fermera cinq magasins et en cédera trois à la chaîne Lidl. À Nantes, il ne restera plus qu'un seul grand magasin, celui de la rue du Calvaire, tandis que les deux autres établissements dans la région sont des Monop', des épiceries de proximité. Selon les responsables de Monoprix, cette décision a été motivée par une analyse approfondie de la fréquentation, de l'environnement commercial et des loyers des différents établissements.
Dans un communiqué officiel, Monoprix a assuré qu'il n'y aura aucune suppression d'emploi, en précisant que "l'ensemble des collaborateurs sera repositionné dans d'autres points de vente." Cependant, la ville de Nantes a déjà annoncé qu'elle suivra de près l'évolution de la situation concernant l'emploi local. La fédération CGT commerce et services, quant à elle, a appelé les salariés à se mobiliser et à envisager la grève pour défendre leurs droits et leur avenir.
Pour l'expert économique Jean Dupont, cette fermeture soulève des questions sur l'impact à long terme sur le tissu commercial nantais. Il souligne que "la réduction du nombre de points de vente d'une enseigne notoire comme Monoprix pourrait avoir un effet domino sur d'autres commerces du quartier, surtout en période de crise économique".
Alors que les riverains et les travailleurs s'interrogent sur l'avenir du commerce nantais, l'enseigne Monoprix, de son côté, souhaite rassurer en affirmant qu'elle reste profondément engagée envers ses employés et sa clientèle. L’avenir de la grande distribution à Nantes est donc plus incertain que jamais, et les prochaines semaines devraient être déterminantes.







