Le 4 juillet prochain, une manifestation contre les violences policières se tiendra à Beaumont-sur-Oise pour honorer la mémoire d'Adama Traoré, qui est décédé en 2016 suite à une interpellation par les gendarmes. À l'initiative de Bally Bagayoko, le maire de Saint-Denis et membre de La France insoumise (LFI), cet appel à l'unité vise à rassembler une large communauté autour de cette cause tragique.
Dans une vidéo diffusée par Boulevard Voltaire, Bagayoko a exprimé son souhait de voir « toute la communauté de celles et ceux qui résistent contre les violences policières » participer à cet événement, en présence d'Assa Traoré et d'autres figures symboliques du mouvement. Il souhaite réaffirmer « l'attachement aux valeurs de la République » tout en exigeant une fin aux violences policières, qu'il décrit comme « insupportables ».
Dans son discours, il a également insisté sur l'importance de se mobiliser « en nombre extrêmement important » pour rendre hommage « à toutes les victimes de violence policière, et en particulier pour Adama Traoré », qu'il considère comme un « défunt frère ». « Je compte sur vous », a-t-il conclu, en appelant à cet événement, qui se déroulera à Beaumont-sur-Oise, un lieu emblématique de cette lutte.
Ce mouvement s'intègre dans une relation continue entre Bally Bagayoko et Assa Traoré. Le maire avait déjà partagé une tribune avec cette militante antiraciste lors d'un rassemblement contre le racisme, attirant des milliers de participants, y compris des figures emblématiques de LFI telles que Jean-Luc Mélenchon et Mathilde Panot.
Des accusations complexes à l'encontre d'Adama Traoré
Adama Traoré, décédé en 2016 après son interpellation, avait été accusé par un codétenu d'agressions sexuelles au sein de la maison d'arrêt d'Osny. En réponse, Yacouba Traoré, l'un de ses frères, a été condamné à dix-huit mois de prison pour avoir agressé cette personne en représailles. Ce contexte souligne la complexité de l'affaire, qui a attiré de nombreuses réactions et un soutien croissant pour la famille Traoré.
La mobilisation autour de cet événement souligne les tensions persistantes entre les communautés et les forces de l'ordre, un sujet qui reste au cœur des débats publics en France. Selon les experts de la question, tels que le sociologue Laurent Mucchielli, cette manifestation pourrait être une plateforme essentielle pour redéfinir les dialogues sur la justice sociale et raciale dans le pays.







