Alors que la France vient de traverser une canicule sans précédent, le Premier ministre Sébastien Lecornu a pris la parole le 29 juin pour défendre les actions de son gouvernement face aux critiques d'impréparation. Il a aussi évoqué la possibilité d'une nouvelle vague de chaleur dans les jours à venir.
« L’ensemble de la chaîne a tenu », a affirmé Lecornu, saluant la mobilisation des services de Météo France ainsi que des professionnels de la santé, notamment aux urgences, face à cette crise. Il a également annoncé la création d'une cellule interministérielle de crise destinée à analyser les réponses et à préparer d'éventuels futurs épisodes caniculaires.
Le Premier ministre a précisé que des
« décisions dans les jours qui viennent » seront attendues de ses ministres pour mettre en place un « plan Orsec chaleur extrême », améliorant ainsi la réponse en matière de sécurité civile. Il a aussi souligné l'enjeu de la résistance des équipes de sécurité face aux risques d’incendie, alors que plusieurs départements du sud, tels que les Pyrénées-Orientales et le Vaucluse, sont en « danger très élevé ».
Malgré la fin de la vigilance rouge, la situation sanitaire reste préoccupante, avec des scénarios qui prévoient une reprise des chaleurs. Lecornu a rappelé l'importance des leçons tirées de la canicule de 2003, qui avait causé un lourd bilan humain.
Les Ehpad ont « tenu »
Le gouvernement a multiplié les dispositifs de crise pour éviter de reproduire les erreurs du passé. Si des chiffres alarmants concernant les décès à domicile apparaissent, le Premier ministre a salué le fait que les Ehpad ont su maintenir leurs structures opérationnelles malgré une pression accrue. « Le nombre de victimes à domicile est bien plus important que lors des épisodes précédents », a-t-il déclaré.
Par ailleurs, il a rassuré sur le bon fonctionnement du système énergétique, malgré l'usage croissant de la climatisation. Des climatiseurs supplémentaires seront livrés dans les hôpitaux pour améliorer les conditions de travail du personnel soignant, crucial en cette période.
Responsabilités
Selon Lecornu, des enjeux se posent également autour des infrastructures, notamment dans les écoles, qui relèvent de la responsabilité des municipalités. L'opposition politique, notamment représentée par Marine Tondelier des Écologistes, a critiqué l'exécutif pour son manque de préparation et sa gestion face à cette crise. D'autres voix, comme celle de l'ex-Première ministre Élisabeth Borne, mettent en lumière une prétendue inaction gouvernementale.
« Il faudra faire toute la lumière sur le bilan humain pour déterminer les responsabilités politiques », a-t-elle déclaré, soulignant les enjeux cruciaux des décisions long terme.







