Daniel Cohn-Bendit, ancien eurodéputé, a récemment annulé sa conférence à Montpellier, plongeant dans une polémique qui lui a causé une grande déception. Dans un entretien accordé à Midi Libre, il a exprimé sa douleur face à cette situation, tout en critiquant le climat d'agressivité qui, selon lui, menace la démocratie.
Sa rencontre, prévue pour le 30 juin, avait été annulée suite à la diffusion d'une pétition qui a recueilli plus de 7 200 signatures, demandant l'interdiction de sa présence. Ce mouvement a été déclenché par des propos controversés qu'il avait tenus lors de l'émission Apostrophes en 1982, où il évoquait la sexualité des enfants, une déclaration qu'il qualifie aujourd'hui d'"inacceptable".
Retour sur des propos controversés
Cohn-Bendit a déclaré : "Ces propos datent de 55 ans. C’était il y a trois siècles. Je me critique moi-même sur ces propos, mais il n’y a jamais eu un geste, une accusation ou une enquête". Il insiste sur le fait que les accusations à son encontre sont infondées et se dit choqué d'être associé à des actes répréhensibles.
Malgré cette controverse, Cohn-Bendit n'entend pas laisser cette polémique le peser et affirme avoir présenté son livre dans divers lieux en France et en Allemagne sans incident. Il s’inquiète cependant d’un climat politique devenu de plus en plus hostile. "Nous vivons dans un monde d’une agressivité très dangereuse. On ne veut plus écouter l’autre, on veut l’agresser", déplore-t-il.
Les organisateurs de la conférence, l'association Sepharim et l'Institut Maïmonide-Averroès-Thomas d'Aquin, ont fait part de leur déception face à cette campagne de dénigrement, rappelant que Cohn-Bendit devait aborder des thèmes liés à l'histoire de ses parents, réfugiés juifs, ainsi qu’à ses réflexions sur l’antisémitisme. Selon Midi Libre, un report de cette conférence pourrait être envisageable.







