Le Conseil départemental de la Gironde aborde une nouvelle ère après avoir dû faire face à un déficit historique de 97 millions d’euros, révélé en 2025. La menace d’un contrôle ferme par la Chambre régionale des comptes (CRC) a conduit à l’adoption d’un plan de retour à l'équilibre qui ne se limite pas à des ajustements budgétaires, mais influence également profondément la gestion de la collectivité.
Ce lundi 29 juin, les élus ont été soulagés de valider le budget primitif 2026, approuvé au début du mois par la CRC, ce qui leur permet de se concentrer de nouveau sur les affaires courantes. Cependant, il est légitime de se demander si les méthodes de gestion ont réellement évolué sous la pression de la CRC. Jean-Luc Gleyze, président socialiste du Conseil, affirme que oui : "Sur les 93 mesures du plan de retour à l’équilibre, beaucoup touchent à la gestion interne du Département." Il souligne l’importance d’une approche préventive plutôt que curative, notamment dans le domaine de l’aide sociale à l’enfance.
Pilotage recentralisé
Parmi les changements, la direction des finances a recentralisé son pilotage, réduisant ainsi l’autonomie des directions inférieures, mais permettant un meilleur contrôle des situations financières. Toutefois, selon l’opposition, ces nouveaux modes de gestion sont essentiellement dictés par les contraintes imposées par la CRC. Jacques Breillat, leader des élus de la droite et du centre, critique : "L’auto-satisfaction de la majorité sur l’acceptation de son budget par la Chambre des comptes n’est qu’un décalage par rapport à la réalité. Ils ne font qu’exécuter des directives extérieures." Il souligne que, même si des économies sont réalisées, cela ne peut être attribué à une volonté de transformation, mais plutôt à une réponse à cette pression.
Enfin, il convient de noter que le compte financier unique pour l’exercice 2025 n’a pas encore été validé par la CRC, représentant ainsi un défi supplémentaire pour la gestion future. Dans un contexte où la transparence et l’efficacité sont plus que jamais au cœur des préoccupations, les actions du Conseil départemental de Gironde seront suivies de près par toutes les parties prenantes.







