En février dernier, Albert Santamaria, pompier-secouriste âgé de 46 ans, a perdu la vie dans des circonstances mystérieuses à l’hôpital de Manresa, en Catalogne. Ce vendredi 26 juin, sa compagne, une infirmière de 41 ans, a été arrêtée et mise en examen, soupçonnée d'avoir empoisonné son partenaire pour commencer une nouvelle vie avec un autre homme.
Ce décès a profondément ébranlé la famille des sapeurs-pompiers de la Generalitat, dont Albert était membre depuis 2005. Sportif accompli, il faisait partie de l'unité d'élite de secours en montagne (GRAE). Malheureusement, après plusieurs symptômes alarmants observés début février, il a été hospitalisé à deux reprises, mais son état s'est gravement détérioré, entraînant son décès deux semaines plus tard, sans qu'aucun diagnostic ne soit posé.
Une enquête préliminaire a été ouverte par les forces de police catalanes. Après plusieurs mois de recherches menées secrètement, les résultats de l’autopsie ont révélé une véritable tragédie. Comme rapporté par El Caso, le rapport a mis en lumière un cocktail mortel de psychotropes et de benzodiazépines dans le sang de la victime, substances qui n’avaient pas été prescrites par l'établissement médical.
Sa compagne, qui exerçait en tant qu'infirmière dans le même hôpital, est suspectée de lui avoir administré ces médicaments en cachette, d'abord à leur domicile, puis durant ses séjours à l’hôpital. Des témoignages évoquent un véritable crime de sang froid : "Elle l’a tué à petit feu", a affirmé Diari de Girona.
Les autorités ont arrêté la suspecte à leur ancienne résidence à Sant Salvador de Guardiola, où elle vivait déjà avec un autre partenaire. Selon les enquêteurs, cela fait partie d'un plan réfléchi pour éliminer Albert afin d’entamer une nouvelle relation. Présentée devant le juge, elle a été placée en détention provisoire, sans possibilité de caution, attendant d'être jugée pour meurtre.







