Lors d'un entretien accordé à VA+, Nicolas Dupont-Aignan aborde son ouvrage '2027, la liberté ou la mort' et fait le point sur son parcours politique de plus de trois décennies. L'ancien député, fervent critique de l'intégration européenne depuis le traité de Maastricht, met en lumière des enjeux cruciaux tels que la souveraineté nationale et l'influence de l'Union européenne sur la France.
Pour Dupont-Aignan, le discours de Philippe Séguin en 1992 a été un tournant décisif dans son engagement. Il constate que les préoccupations soulevées à l'époque concernant l'intégration européenne se sont confirmées : « On est une colonie », déclare-t-il, soulignant que la classe dirigeante s'est accoutumée à cette dépendance politique, perdant de vue les conséquences de cet état de fait.
Rappelant le référendum de 2005 sur le traité constitutionnel européen, Dupont-Aignan considère cet événement comme l'un des moments clés de sa carrière. La ratification ultérieure du traité de Lisbonne reste pour lui une rupture démocratique, un contournement du vote populaire qui continue d'avoir des répercussions sur la vie politique française. Cette critique s'étend à Nicolas Sarkozy et à l'élite politique qui, selon lui, n'ont pas respecté la voix des citoyens.
En analysant l'Union européenne actuelle, il plaide pour une refonte totale centrée sur une « Europe des nations », évoquant une coopération entre États souverains, et critique les institutions qui, à ses yeux, entravent les intérêts français dans des domaines cruciaux comme l'immigration, l'agriculture et l'énergie.
Les relations avec la droite et le rôle des médias
Au fil de l'entretien, il évoque ses relations avec diverses personnalités de la droite française, soulignant à la fois des convergences et des divergences. Son regard critique sur le Rassemblement national souligne, selon lui, une erreur stratégique : tenter de réformer l'UE de l'intérieur au lieu d'en sortir.
Concernant les médias, Dupont-Aignan partage son impression sur un paysage médiatique qu'il juge partial, accusant certaines chaînes de marginaliser les opinions contraires. Il appelle également à une réforme radicale du système de financement des médias afin de garantir une meilleure diversité des voix.
Enfin, sur la crise du Covid-19, il dénonce la gestion de la pandémie par le gouvernement, qualifiant certaines décisions de « mensonges d'État » et appelant à des enquêtes indépendantes pour tirer au clair les événements de cette période et leurs répercussions sanitaires.
Par ces paroles et réflexions, Nicolas Dupont-Aignan trace un portrait lucide des enjeux actuels en France, faisant appel à un sursaut national face à ce qu'il décrit comme une perte inacceptable de souveraineté.







